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Découvrez de belles choses de Michael Jackson

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  1. A Place with No Name n’était jusqu’à aujourd’hui connu qu’au travers d’un court extrait de 24 secondes mis en ligne par TMZ en juillet 2009, trois semaines après la mort de Michael Jackson. Le titre ressemble à A Horse with No Name, un titre du groupe de Rock, America, qui a fait un carton au moment de sa sortie en 1972 et qui a contribué à faire de leur tout premier album un album plusieurs fois certifié platine. Jusqu’à aujourd’hui on ne sait pas exactement à quel date l’enregistrement de A Place with No Name a eu lieu, bien qu’il ait été remarqué par la presse qu’America et Jackson ont eu le même manager, Jim Morey, à la fin des années 80 et 90. Dr Freeze a peu de temps après confirmé que A Place with No Name allait prochainement sortir sur un album d’inédits de Jackson, sans donner de détails sur une date de sortie. A Place with No Name n’est pas le premier titre d’America que reprend un membre de la famille Jackson. Janet Jackson, pour son album de 2001, a samplé la chanson Ventura Highway issue de l’album d’America de 1972, intitulé Homecoming, pour réaliser son tube Someone to Call My Lover qu’on retrouve sur son album de 2001, All for You. Le groupe America Dewey Bunnell et Gerry Beckley, deux des trois membres du groupe, ont exprimé leur gratitude à l’égard de Jackson pour avoir choisi leur chanson comme modèle de départ à la sienne. Dans une interview à MTV, les musiciens ont également regretté que les fans du Roi de la pop n’aient pas eu la possibilité d’entendre la version finale de la chanson au moment où il était en vie : « Nous sommes honorés que Michael Jackson ait choisi de l’enregistrer et sommes impressionnés par la qualité du résultat. Nous espérons également qu’il sera bientôt rendu disponible de sorte que tout le monde puisse l’écouter et faire encore une fois l’expérience du talent incomparable de Michael Jackson […]. Michael Jackson lui a rendu grâce et nous espérons vivement que ses fans –et les nôtres- auront l’occasion de l’entendre dans sa totalité. C’est très poignant. » Bunnell a plus tard a déclaré être « très fier du fait que [Jackson] l’ait enregistrée. C’est une bonne version et une dérivation intéressante de celle que j’ai écrite. » Bunnel et Beckley ont ajouté qu’ils étaient « complètement dans le noir » concernant les projets de sortie de matériel musical par Jackson. Fin Août 2009, le magazine Rolling Stone a indiqué que l’Estate de Michael Jackson n’avait pas l’intention de sortir une version complète ou officielle d'A Place with No Name. Ainsi, jusqu’au 2 décembre 2013, seule la version de 24 secondes a été rendue disponible pour les admirateurs de la musique de Jackson. Dr. Freeze et Michael Jackson Dr Freeze a déclaré le 30 janvier 2011 dans un interview au MJFrance qu’il est prévu qu’A Place with No Name et Blue Gangsta, une autre chanson ayant fuité, voient le jour sur le prochain album d’inédits de Michael Jackson. Mais tandis qu'une version complète de la chanson a fuité aujourd'hui, nous ne savons pas si elle provient de source officielle ou non. Paroles : [Couplet 1] As I drove across on the highway My jeep began to rock I didn't know what to do, so I stopped and got out, and looked down, I noticed I've got a flat So I walked out, parked the car like sideways So I can find, what I can fix I looked around, there were no cars on the highway I felt a strange feeling, like a mist, so I walked down, towards the end of the road And in the fog, a woman appeared She said don't you worry my friend, I'll take care, take my hand, I'll take you there Wooo! [Refrain] Take me to a place without no name (No name) Take me to a place without no name (Without, no name) [Couplet 2] As she took me right through the fog A scene of beautiful city appear Of where kids are playing and people are laughing and smiling and nothing to fear She say this is the place where no people have pain, with love and happiness She turned around, looked down in my eyes, and started crying, and grabbed my hand, you've got a friend Hooo! [Refrain] Take me to a place without no name (No name) Take me to a place without no name (A place without, place without no name) Take me to a place without no name (Take me, take me, place without no name) Take me to a place without no name (A place without) Hooo! Yeah! Doggone! Hooo! [Couplet 3] She started liking me, kissing me, and hugging me She didn't really, really want me to leave She showed me places I've never seen, and things I've never done, it really looked like a lot of fun A scene appears, and the skies and the birds, and the cars, surrounded by the trees This place is filled with love and happiness, I wonder where, could I wanna leave So then I went in my pocket, took my wallet all out With my pictures of my family and girl This is the place that you choose to be with me When you thought, you could be in another world Oooh! [Refrain] Take me to a place without no name (Doggone, take me, no name) Take me to a place without no name (See, a place without no name) Take me to a place without no name (Take me, doggone, place without no name) Take me to a place without no name (See, a place without, no, no, no) [Outro] Na na na nanana nanana na na (Na, na, a place without no name) Na na na nanana nanana na na (A place without no name) Na na na nanana nanana na na (Na, na, na, a place without no name) Na na na nanana nanana na na (See, a place without) Na na na nanana nanana na na (Take me, take me, take me, a place without no name) Na na na nanana nanana na na (A place without no name) Na na na nanana nanana na na (A place without no name) Na na na nanana nanana na na (A place without no name) Na na na nanana nanana na na (A place without no name) MJackson.fr
  2. Michael Jackson et Andrae Crouch Né le 1er juillet 1942 à Los Angeles, Andrae Crouch a fait ses débuts dans la musique à l'église de son père, en chantant, jouant du piano et écrivant ses propres chants avant l'âge de 10 ans. Il forme son premier vrai groupe gospel au début des années 60, Andrae Crouch and the Disciples, mais il faut attendre jusqu'en 1977 avant que le groupe ne sorte son premier album, This Is Another Day. La carrière de Crouch monte rapidement en flèche, tant en sortant successivement plusieurs albums (incluant la sortie de son album auto-intitulé en 1978, Don't Give Up en 1981, Live at Carnegie Hall en 1982, Pray en 1997 et Gift of Christmas en 1998), qu'en produisant des tubes gospel renommés comme My Tribute et The Blood Will Never Lose Its Power. Crouch a tourné dans le monde entier et collaboré avec les artistes pop les plus connus tels qu'Elvis Presley, Paul Simon, Diana Rosse, Quincy Jones et Madonna. Il a reçu un total de 9 Grammy Awards et une nomination à l'académie des Awards; il a participé aux bandes son de film tels que Le Roi Lion et Sauvez Willy. Aujourd'hui Crouch a pris la suite de son père en tant que pasteur de l'église Christ Memorial Church of God in Christ. Le nom d’Andrae Crouch est donc synonyme de musique gospel. Il est l'un des plus renommé et respecté des pionniers du gospel contemporain. En combinant des éléments classiques de la musique gospel comme des appels-réponse et des choeurs, avec des techniques d'écriture et de production propres à la pop, le style Crouch a influencé plus d'un artiste. Et notamment Michael Jackson. La première participation de Crouch avec Michael Jackson remonte à 1988, sur l’album Bad et le titre Man In The Mirror. Si le titre a été composé par Siedah Garrett et Glen Ballard, c’est bien Michael qui eut l’idée d’appeler Andrae Crouch pour participer à la chanson. Sa rencontre avec Michael, se fera un peu par hasard, dans un avion. “Nous étions dans le même avion, en première classe. Michael se trouvait sur le pont supérieur. Je lui ai adressé un petit mot qui disait qu’un jour nous travaillerons ensemble. En réponse, il m’a invité à le rejoindre, et nous sommes devenu amis à partir de ce moment.” Il est donc tout naturel que Michael ait pensé à lui pour “Man In the Mirror”. Andraé n’a pas hésité longtemps avant d’accepter. “Lorsque Michael Jackson m’a demandé de travailler sur “Man In The Mirror”, j’ai tout de suite accepté car j’étais en accord avec le thème de la chanson.” La participation de Andrae Crouch sera déterminante sur la dimension de la chanson. La chorale de Crouch est présente lors d’une des prestations de la chanson, à la cérémonie des Grammy Awards de 1988. C’est lui que l’on voit aider Michael à se relever eu cours de l’interprétation (à 8:30) http://youtu.be/96s-EMV4ufI Par la suite, Michael fera appel à lui régulièrement, pour Will You Be There, You Are Not Alone , Keep the Faith, They Don’t Care About Us, Earth Song, HIStory et Speechless, sur le dernier album de Michael. Andrae Crouch et sa chorale ouvrent la cérémonie hommage au Staple Center le 7 juillet 2009, avec "Soon and Very Soon" En 2011, le site Essence. Com a demandé à Crouch ce qu’il se rappelait le plus de Michael : ESSENCE.COM : You worked with Michael Jackson several times. What do you remember most about him? CROUCH : Michael was a kind, gentle, soft-spoken, loving and giving person. Michael truly loved performing and sharing his gift with the world. But he was really shy also, especially with new people. Sometimes we would go to the studio and Quincy Jones would be behind the boards and I would ask, “Where is Michael?” He would be hiding in the studio because he knew the choir was coming in. I would always tease Michael about that, but that’s just who he was. He was a wonderful person. ESSENCE.COM : Vous avez travaillé avec Michael Jackson à plusieurs reprises. Que retenez-vous le plus chez lui? CROUCH : Michael était quelqu’un de gentil, doux, à la voix douce, une personne aimante et généreuse. Michael aimait vraiment la scène et partager son don avec les autres. Mais il était aussi très timide, surtout avec de nouvelles personnes. Parfois, nous allions au studio et Quincy Jones était derrière les panneaux. Je demandais: «Où est Michael?" Il se cachait dans le studio parce qu'il savait que la chorale allait arriver. Je taquinais toujours Michael à ce sujet, mais il était ainsi. C’était une personne merveilleuse. Onmjfoosteps
  3. Michael Jackson et Michael Peters Michael Peters est né le 6 août 1948, dans le quartier de Williamsburg de Brooklyn, à New York, d’un père afro-américain et d’une mère juive. Il se fit remarquer pour la première fois avec la réalisation de la chorégraphie de Love to Love You Baby pour Donna Summer en 1975. Il a continué à mettre en place d’autres séquences de danses mémorables pour des clips, comme Love is aBattlefield de Pat Benatar , dans lequel il fait une brève apparition, ou comme Hello de Lionel Richie dans lequel il fait une courte apparition en tant que professeur de danse d’une jeune fille aveugle dont Lionel Richie est amoureux. Peters a également fait les chorégraphies pour des vidéos d'artistes tels que Diana Ross, Billy Joel et Earth, Wind & Fire. Cependant, il est plus connu pour son travail sur les chorégraphies des clips de Michael Jackson . Particulièrement pour les short-films Thriller réalisé par John Landis et Beat It réalisé par Bob Giraldi . Peters est alors un des deux chefs de bandes qui se préparent pour un combat de couteau spectaculaire, empêché à la dernière minute par Michael Jackson. Peters est tout de blanc vêtu et porte des lunettes de soleil. Fred Astaire qualifia Peters du "plus grand danseur existant". Michael Peters est décédé en août 1994, à Los Angelesd'une maladie liée au SIDA, à l'âge de 46 ans. Voici quelques articles révélant son travail et sa collaboration avec Michael Ebony, juin 1984 Podium (France), juillet 1984 http://onmjfootsteps.canalblog.com
  4. Michael Jackson et The Three Stooges Michael Jackson a toujours été un très grand fan des trois comiques américains qui ont tourné de nombreux courts métrages au milieu du XXème siècle, entre 1930 et 1970. Curly Howard, Moe Howard et Larry Fine composent la formation originale de ce trio américain, chacun ayant une personnalité bien définie . Dans la lignée du vaudeville américain et de la comédie, l’humour des Three Stooges s’appuie essentiellement sur la farce, la bouffonnerie et le slapstick, à savoir une profusion de baffes, de coups divers et variés, de chutes et de situations cartoonesques, Les acteurs, se retrouvant très régulièrement dans des situations abracadabrantes, se donnent des claques, des coups ou sont assommés par des objets et chaque coup donné ou reçu, est accompagné d’un petit bruit rigolo. Moe était le plus agressif, le tyran du trio: Curly était le membre le plus populaire de l'équipe pour le public et les critiques. Souvent considéré comme l’idiot de l’équipe et victime de l'abus de Moe, Curly est le plus reconnaissables des Stooges. Il était bien connu pour sa voix haut perchée et ses cris, des grognements et des singeries physiques. Larry était l'intermédiaire un peu plus passif mais connu comme le membre le plus intelligent. 190 films ont été tournés par The Three Stooges. L'équipe a fait 97 comédies pendant les «années Curly" (1934-1946), avec la période 1938-1942 considérée comme exceptionnellement forte. Dans une interview de 1999, accordée à Alex Coletti sur, MTV, Michael Jackson a révélé que l'une des forces motrices derrière ses concepts vidéo était les Three Stooges. "Mon rêve a toujours été de faire des petits films courts, parce que je suis un grand fan des Three Stooges, et j'aime regarder Curly, qui à mon avis, est merveilleux. Ils font ces courts métrages de 15 minutes, et j'ai dit: «J'adorerais faire quelque chose comme ça un jour», et ["Thriller"] a été ma chance. " Lors du mémorial du 07 juillet 2009 au Staples Center de Los Angeles, Marlon Jackson a déclaré que durant leur jeunesse, ils ont toujours regardé les Three Stooges. La mère de Ryan White, ce jeune garçon hémophile décédé du SIDA en 1990, indique également dans une interview à CBS en 2009, que son fils a passé beaucoup de temps à Neverland avec Michael à regarder la série comique. Dans son récent témoignage au tribunal, lors du procès contre AEG, Taj Jackson, le neveu de Michael disait qu’il passait également des heures avec son oncle à regarder The Three Stooges. Michael avait d'ailleurs offert un livre sur The Three Stooges qu'il aimait beaucoup à son neveu, lui demandant d'en prendre bien soin! En 1985, MJ a accepté d’écrire la préface d'un livre de Joan Howard Mauer sur Curly, l’un des trois protagonnistes des Three Stooges L'auteur, la fille de Moe Howard, explique: « Lorsqu’il a fallu que je décide qui allait écrire la préface du livre, je me suis souvenu d’un article que j’avais lu récemment dans People Magazine sur Michael Jackson. Dans cet article, il y avait une double page avec une grande photo de sa coiffeuse indiquant « quelques objets favoris de Michael Jackson ». Bien en évidence sur la table, il y avait une photo des Three Stooges et j’ai tout de suite compris que LE Michael Jackson était un fan des Three Stooges. Je lui ai écrit en lui demandant s’il pouvait m’écrire la préface du livre et à ma grande surprise, sans hésitation, il a pris le temps, dans son emploi du temps très chargé, de m’écrire ces mots qu’il considérait comme un grand honneur ». Cette photo est également celle qui est à l'intérieur du l'autobiographie de Michael, Moonwalk . La préface du livre Curly: Traduction: "Mes souvenirs des Trois Stooges, et surtout de Curly, sont encore avec moi à ce jour. Durant mon enfance, dans notre maison dans l'Indiana, c'était un rituel quotidien pour moi de regarder les Trois Stooges à la télévision. Toutes mes frères les adoraient à l’époque et encore plus maintenant. Chaplin et les Stooges sont les plus grands pour moi, leur humour survit à chaque génération. Même ma mère aime nous voir à prendre du plaisir à les regarder. Répéter comme une équipe et regarder les Stooges étaient les seules fois où nous étions tous ensemble, en famille. La folie des Stooges m’a aidé à me détendre et à échapper aux contraintes de la vie. Ils m'ont tellement influencé que j'ai même écrit une chanson sur eux. Curly était certainement celui que je préférais. Il était incontestablement un génie comique qui a compris comment improviser mieux que quiconque. J'adorais le slapstick des Stooges et surtout les drôles de bruits de Curly, ses manières et ses attitudes enfantines ridicules. Il devrait être honoré beaucoup plus que ce qui a été fait pour lui dans le passé, pour tous ceux qui l'aiment. Enfant, j’imitais Curly tout le temps, et j’adorais me sentir supérieur et plus intelligent que ces trois adultes stupides. Je leur dois tellement que j’ai l’impression qu'ils m’appartiennent. C'est pourquoi je devais écrire la préface de ce livre. Joan, l'auteur, m'a demandé si je pensais que Curly avait souffert d’avoir du raser ses cheveux ondulés afin de devenir un Stooge. Je pense qu’il a effectivement souffert, que, sous le sourire il y avait peut-être une larme - après tout, c’était un clown. Mais il est de notre devoir en tant qu'artistes de satisfaire le public - de donner notre âme, même si ça fait mal. Curly avait la magie. Il avait un don de Dieu – c’était inné. Même quand il n'avait pas l'intention d'être drôle, il était magique. Aujourd'hui, 33 ans après sa mort, Curly a encore des légions de fans, car il était doué. De telles personnes appellent aux masses, aux jeunes comme aux vieux - comme la couleur bleue. J'aime tout de Curly et je donnerais n'importe quoi pour savoir vraiment qui il était. Merci à l'auteur, ce livre va éclaircir le mystère Curly pour moi et ses millions de fans dévoués. " Michael Jackson Le livre a été réédité en septembre 2013 : the-michael-jackson-archives.com / onmjfootsteps.canalblog.com
  5. La professeure Susan Fast Explore l'album Dangerous de Michael Jackson Susan Fast est professeure au département d'anglais et des recherches culturelles à l'Université McMaster à Hamilton dans la province de l'Ontario, au Canada. Ces travaux de recherches s'intéressent au genre et à la sexualité, à la race et à l’ethnicité, à la construction du soi et de l'autre, à la performance et la performativité, à la violence et aux conflits géopolitiques dans la musique populaire contemporaine. Elle est l'auteur de In the Houses Of The Holy : Led Zeppelin And The Power Of Rock Music. En s'appuyant sur ses études académiques, Fast a choisi d'écrire sur l'album Dangerous de Michael Jackson. Découvrez ci-dessous pourquoi elle a souhaité graviter autour de Dangerous plutôt qu'autour d'autres albums plus populaires de Michael Jackson, et ce qu'elle pense qui manque dans le travail de recherche sur cet artiste. Qu'est ce qui vous amené à écrire tout particulièrement sur cet album ? Cela fait maintenant des années que je voulais écrire sur cet album et à chaque fois que j'y ai pensé, j'ai imaginé que ce serait dans un livre de la collection 33⅓ [33 ⅓ (trente-trois, un tiers) est une série de livres écrits sur des albums de musique, mettant en vedette un auteur par album. Publié par Bloomsbury Publishing, la série a été fondée par David Barker, et est éditée par Ally Jane Grossan. Le titre de la série se réfère à la vitesse (33 ⅓ tours par minute) d'un album, NdT, Google.com]. C'est le bon médium pour ce projet. Dangerous m'apparaît comme un album charnière dans la carrière de Michael Jackson - je sais que la plupart pointeraient Thriller comme son apogée musicale (bien que pour d'autres, cet honneur revient à Off The Wall) ; Bad était le premier album pour lequel il a engagé une tournée en tant qu'artiste solo, c'est donc une étape importante, mais certains pensent que Bad n'était pas un aussi bon album que Thriller. Je pense que la plupart des personnes pensent qu'à l'époque où Dangerous est sorti, le meilleur travail de Jackson était derrière lui, mais je ne suis pas d'accord. Ce qui fait que Dangerous m'intrigue à ce point, c'est que Jackson, dans cet album, semble finalement incarner l'adulte. Il aborde des sujets graves, dont l'amour et la concupiscence ; il nous offre à voir un portrait plus sombre, un regard sur le monde moins emprunt d'un optimisme enfantin, et semble souvent être à la limite d'une rupture émotionnelle. Il le fait de manière moins théâtrale - ce qui ne signifie pas avec moins d'excès musical - que ne le donnent à voir ses précédents albums. Un article au sujet de cet album, écrit par Jon Dolan, l'a comparé à Nevermind, de Nirvana. Dolan a écrit : "La terreur, la dépression et la conception du bien et du mal sous le spectre de l'enfant blessé chez Jackson ont beaucoup en commun avec Kurt Cobain et personne n'a pris le temps de le remarquer." Pendant que nous faisions d’ambitieuses déclarations sur ce disque – des afficionados de rock rythmique (et je me compte parmi eux, sic) – j’ai longtemps caressé l’idée que Dangerous était le Achtung Baby de Jackson, qui présente de bien des manières un même spleen, une fébrile plongée dans la brèche. Ce ne sont pas seulement les paroles qui mettent Jackson dans cette perspective, mais une nouvelle manière d’utiliser sa voix, l’utilisation de styles musicaux nouveaux, parmi lesquels le hip-hop et une allégeance plus prononcée vis-à-vis de la musique black, passée et présente, que sur ses précédents albums. Je vois Dangerous comme un album conceptuel dans lequel Jackson explore des idées sur le postmodernisme, sur l’amour, la sexualité, la spiritualité et le futur. Avoir l’opportunité d’explorer cet album sous-estimé dans une étude livresque est très excitant. Vers qui allez-vous vous tourner au cours du processus d’écriture ? Pourquoi ? Mon but est d’offrir une lecture minutieuse de l’album ; de suggérer qu’une manière de le comprendre est de le rattacher à l’image publique de Jackson et au moment culturel dans lequel l’album a été produit. Vu que si peu d’analyses critiques de ce type sur Jackson ont vu le jour, j’ai vraiment envie de me concentrer [sur ce projet] à la manière de l’analyse, s'appuyant largement sur le contexte culturel, écrite par Carl Wilson dans son 33⅓, au sujet de Céline Dion. C’est mon livre préféré de la collection. Cependant, inévitablement, lorsque j’écris, je me retrouve confrontée à des questionnements auxquels seuls les musiciens ou des personnes rattachées au processus [de création] peuvent répondre. C’est arrivé l’an dernier lorsque j’écrivais un article sur Jackson pour un hors-série du Popular Music and Society : une partie de l’essai portait sur sa guitariste principale Jennifer Batten, que j’ai finalement contactée de manière à confirmer certains faits, dont celui de savoir si c’était bien MJ qui avait designé ses costumes délirants (la réponse était « oui »). Donc ça peut se reproduire ici. Joe Vogel a interrogé un grand nombre de personnes avec lesquelles Jackson a travaillé de très près pour pouvoir écrire son livre Man in the Music, et l’ingénieur du son de longue date de Jackson, Bruce Swedien, a publié un livre il y a quelques années dans lequel il détaille un grand nombre d’informations techniques intéressantes sur les sessions d’enregistrement ; beaucoup a été fait de ce côté-là. Décrivez-nous le processus à venir et le ton de votre 33⅓. Avez-vous eu des surprises? Avez-vous commencé avec une idée et finalement, vous êtes retrouvée avec une autre? Ce qui était super de le fait d'écrire à ce sujet est que cela m'a permis de concentrer les idées qui flottaient sans but dans ma tête depuis longtemps. Je n'avais jamais pensé à Dangerous comme un album-concept avant, mais pendant que j’écrivais le sujet, pensant à l'organisation des chapitres, c’est apparu clairement. C'était aussi un article qu’Alan Light a fait dans le magazine Rolling Stone qui m'a dirigé vers cette possibilité. Il a critiqué l'ordre des titres de l'album, en commentant qu'il n'aimait pas la façon dont Jackson avait "regroupé" des chansons similaires. Il me vint soudain que les "regroupements" n’avaient de sens que, si au lieu de leur résister, ou de les trouver maladroits, on les adoptait. Ces groupes nous donnent réellement un arc narratif fascinant (vous aurez juste à lire le livre pour voir ce que je pense de l'arc !). Que voulez-vous soulever sur la musique de MIchael Jackson qui n'a, d'après vous, pas été suffisamment relayé ailleurs par les critiques musicaux ou les publications académiques ? Après la mort de Jackson, j'ai fait d'importantes recherches sur des écrits autour de sa musique et j'ai été absolument stupéfaite de voir à quel point il y en avait peu. Tout le monde s'est concentré sur ce qu'il pensait être une vie folle (et très franchement, même ceci n'a pas été traité de manière intéressante) mais a négligé en quelque sorte la virtuosité de son oeuvre musicale, extrêmement riche, complexe ; ses courts-métrages et ses spectacles filmés ont été négligés (et entre nous : je n'avais jamais vu le DVD du concert à Buccarest, filmé lors du Dangerous Tour en 1992 - la seule sortie officielle en DVD pour un show en live durant sa vie, avant sa mort ; il est sorti en 2005 à l'époque où le monde entier avait les yeux rivés sur le procès criminel). Il est très difficile de pénétrer les raisons pour lesquelles l'un des artistes les plus importants ait pu être à ce point rejeté et négligé en tant qu'artiste. Même lorsqu'il était au sommet, rien qu'une poignée d'essais de bonne qualité ont tenté de dégager des choses importantes sur son art. Cela commence doucement à changer. Il y a eu quelques super écrits qui ont été publiés sur Jackson après son décès, mais pour ce qui est de considérer exclusivement les chansons et les clips, ou creuser sur un album, cela reste encore un terrain pratiquement inexploré. Le livre de Joe Vogel Man In The Music est le premier et le seul qui propose album après album, un synopsis du travail de Jackson. Pensez au nombre de livres de ce type qui existent pour d'autres artistes importants ! Et la chose intéressante c'est que le travail de Jackson est si complexe que des interprétations contradictoires et multiples devraient exister, comme c'est le cas pour d'autres artistes dont on se préoccupe. Ainsi, beaucoup de choses pourraient être mises en lumière, mais j'ai vraiment envie d'explorer l'âge adulte de Jackson, l'image de l'homme mature qu'il présente, le sérieux de cet album - comment il peut être mis en parallèle avec d'autres oeuvres musicales qui sont sorties au cours cette année 1991, étonnament riche en musique : pas seulement Nevermind et Achtung Baby, mais plein d'autres. C'est un Michael Jackson qui a constamment été nié par la critique. Nombreux sont ceux qui ne le voyaient pas comme un adulte ou pensaient qu'il n'en était pas un, tandis que finalement il se posait lui-même en adulte avec Dangerous, qui a plus ou moins fait l'objet d'un rejet de la critique. C'est précisément à ce moment, précisément quand il embrasse la maturité que cette aberration est devenue intolérable et que l'aveuglement de la critique à l'égard de sa musique s'est installé. Michael, l'étrange croisement entre enfant et prodige, fabuleux, habitant l'adulte avec l'élégance qui le caractérise, avec ces costumes ; sa sexualité brûlante en concert (qu'un grand nombre de critiques ne pouvaient ou ne voulaient voir) ; son amour pour les enfants les choses enfantines ; son incapacité à avoir une compagne ; son incapacité à produire une musique sonnant plus "black" - ce dernier point était vraiment effrayant pour les médias généralistes et plein d'autres, par ailleurs. Les premières allégations d'abus sur enfant ont été faites quelques années après la sortie de Dangerous : de mon point de vue, l'album est le document qui a permis de mettre en action les roues de sa chute spectaculaire. Quel était votre premier concert ? Ne serait-il pas délicieux que je vous dise MJ ? Hélas ! Je ne l'ai jamais vu sur scène. Mon premier concert était Bowie en 1976 pour la tournée Young America. J'étais une fan de Bowie. Avant internet et que j'habite en dehors du centre urbain, je devais envoyer un courier ou passer un appel téléphonique pour commander un ticket (j'aimerais l'avoir encore en ma possession, pourquoi ne l'ai-je pas conservé ?). Je ne me souviens plus du moyen par lequel j'en ai entendu parler : par la radio ? Un journal ? Un magazine ? Où les dates de concert avaient-elles été anoncées à l'époque ? Je l'ai fait sans avoir la moindre idée de comment me rendre à Vancouver pour assister au concert. Mes parents m'y ont finalement conduits (six heures de route). Je me rappelle d'être entrée dans le Pacific Coliseum - ah, l'époque où se tenaient les festivals et où vous pouviez vous retrouver écrasé contre la scène, sans sécurité ni barrières. Je pensais que j'étais glamour, mais ce n'était rien comparé à ceux qui m'entouraient ; il y avait toute sorte d'incarnations de Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Diamond Dog. Bowie est arrivé avec un costume noir et un haut blanc. Il avait coupé son mullet et bien que ces cheveux étaient encore rouges il ne les avaient pas teints de fraîche date. C'était son nouveau look "maigre duc blanc" [littéralement "Thin white duke", personnage créé par Bowie en 1976, NdT]. Il nous a lancé à tous une grimance, toujours emprunt des années Ziggy. Je me souviens d'avoir été transportée par le fait de voir mon idole en chair et en os, à peine hors de portée. Je tremblais de tout mon corps. Je ne me souviens pas d'avoir quitté le stade, mais je me rappelle clairement attendre assise à l'extérieur pour le retour, ce qui m'a semblé un temps long, en respirant l'air froid de février et en ayant l'impression d'avoir changé pour toujours. Magique. Comment écoutez-vous de la musique chez vous : vinyl, CD ou MP3 ? Pourquoi ? CD ou MP3 ; je me suis débarrassée de ma platine il y a quelques années. C'est plus simple de me laisser aller à mon habitude d'écouter le même morceau encore et encore (je ne peux décrocher vraiment que quand je n'en peux plus). Mais curieusement, lorsque Jackson est mort c'était ma version vinyle de Thriller que j'ai sortie, entrouverte sur une étagère dans mon bureau à l'université et qui s'y trouve encore aujourd'hui. Je ne suis pas de ces audiophiles qui insistent sur le fait que le vinyle est meilleur que l'enregistrement numérique, mais je regrette beaucoup la richesse du travail artistique sur les couvertures d'albums qui accompagnaient les enregistrements de vinyles. Entre autres pertes, la version CD de Thriller omet les petits dessins réalisés par Jackson pour l'étui souple du disque. Nommez les paroles d’une chanson de l’album au sujet desquelles vous écrivez et qui encapsule a/ l’album lui-même, b/ l’expérience qu’a été pour vous d’écouter l’album pour la première fois, ou c/ votre expérience d’écrire sur l’album jusqu’ici. Ce n’était pas les paroles qui m’ont captivées ; ce le sont rarement ! Je suis accrochée au son : les rythmes, les mélodies, la qualité de la voix, les décalages harmoniques intéressants, le choix des instruments, la production, comment la musique nous fait appréhender le temps et le corps. Ce qui m’ennivre dans la musique de Michael Jackson est, en fait, sa musique. Tout particulièrement son intensité et alors que le niveau d’intensité est toujours présent chez Jackson, je soutiens qu’elle atteint de nouveaux sommets dans Dangerous. Cet album est tout simplement renversant émotionnellement. J’ai passé toute ma carrière à essayer de savoir comment écrire de manière pertinente sur la musique, d’une manière qui ne met pas seulement en exergue la structure musicale ou d’autres details qui s’y rapportent, dans un langage que personne hormis quelques spécialistes sont à même de comprendre, mais d’une manière qui connecte la musique à des idées culturelles qui ont du sens. Si les significations premières de la musique émanent des paroles, pourquoi aurions nous besoin de la musique ? Le son musical transporte des significations culturelles. Il est donc intéressant pour moi que cette image de l’adulte que nous transmet Jackson soit rattachée avec beaucoup d’intensité émotionnelle à sa voix (qui atteint souvent le point de saturation), à la dureté de ses rythmes ou à la démesure baroque de la musique. Le gars est assez énervé ! Et je pense que si je devais m’engager à encapsuler l’album, ce serait avec la danse à la fin du court-métrage de Black or White. Je sais que ça s’éloigne de la musique, mais l’intensité émotionnelle des paysages mouvants lors de cette danse résume en mouvement ce que l’album délivre en musique. NdT : la sortie du numéro Dangerous par Susan Fast est prévue en 2014 : http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&url=search-alias%3Daps&field-keywords=33+1%2F3+Susan+Fast&rh=i%3Aaps%2Ck%3A33+1%2F3+Susan+Fast 333Sound / MJackson.fr
  6. “Scared Of The Moon” – La petite chanson qui pouvait le faire ! Quand le Roi de la pop est décédé le 25 juin 2009 il a laissé dernière lui des titres inachevés. Non, je ne parle pas des 50 malheureux concerts 'This Is It' qui l'attendaient à Londres. Je parle de musique - et de beaucoup de musique. Michael Jackson est connu pour prendre plus de temps que les autres artistes pour finaliser et sortir des albums studio. Parce qu'il était perfectionniste. Pour chaque album, Jackson et ses collaborateurs travaillaient sur plus de titres que nécessaire, sélectionnant uniquement les meilleurs pour une sortie officielle. "Comme d'habitude [Michael] va en studio et produit beaucoup de choses, des centaines d'enregistrements et autres, vous savez, et c'était super," se remémore Quincy Jones - producteur des albums "Off The Wall", "Thriller" et "Bad". "Et ["Bad"] est l'album dont je lui ai demandé d'écrire tous les titres," poursuit Jones. "Je l'ai tout simplement vu grandir en tant qu'artiste et comprendre [les procédés] de production et tout le reste. Michael avait écrit 33 chansons et elles vous disaient "Bon OK, c'est le moment de se prendre la tête - on doit choisir. Vous ne pouvez pas mettre 33 chansons sur un album. Et il a écrit des trucs fantastiques ! Vraiment, vraiment fantastiques." L'une des 33 chansons que Michael Jackson a écrites lors des sessions qui ont finalement débouché sur l'album "Bad" de 1987 s'appelait "Scared Of The Moon". Elle n'a pas rejoint la tracklist finale et est restée inconnue des fans pendant longtemps et inédite. "On avait l'habitude d'enregistrer sur bande," se souvient Brad Sundberg - responsable technique et ingénieur de longue date de Michael Jackson. "De grosses bandes 2-pouces, 24 pistes." Matt Forger, un autre collaborateur de longue date et ingénieur du son, a enregistré la démo de "Scared Of The Moon" aux studios Westlake. Jackson, en grand professionnel, a posé toutes les parties vocales en une seule session. "Ils ont fait les voix d'arrière-plan, la voix principale et le piano. C'était fait," ajoute Sunberg. "En suite, Matt a enfreint la règle n°1 que vous n'enfreignez jamais - il a donné à Michael la bande master. Et quand vous donnez quelque chose à Michael Jackson ça revient à le balancer d'une falaise, parce que vous ne la reverrez jamais." Un mois ou deux se sont écoulés après l'enregistrement des parties vocales de "Scared Of The Moon", lorsque Forger a reçu un appel de l'ingénieur depuis les studios d'Evergreen. "L'ingénieur est là à Evergreen, en train d'appeler Matt et lui disant; 'Eh, j'ai cette session de Michael Jackson pour 'Scared Of The Moon'. Michael est ici et les musiciens qui font faire les cordes sont là, mais on n'a pas la bande. Tu peux nous l'apporter ?' Et Matt de répondre, 'je n'ai pas la bande... Je l'ai donnée à Michael !" Ils ont donc tenté de voir ce qu'ils pouvaient faire. Heureusement, Matt avait conservé une cassette qui était la copie de la session originale, il l'a donc amenée à Evergreen. Ce n'était pas la multipistes d'origine, mais c'était déjà ça. Ils ont transféré le contenu de la cassette sur une nouvelle bande multipistes, ils ont enregistré les cordes et on mixé le tout. "Du point de vue d'un ingénieur du son, c'est vraiment outrepasser toutes les règles du manuel," explique Sunberg en parlant de son expérience. "Vous ne pouvez pas extraire une piste vocale d'une cassette et la réinjecter dans une multipistes et vous dire que c'est nickel." Les cassettes produisent toujours un peu de grésillements, et j'ai dit à Matt que c'était du génie," poursuit Sunberg. "C'est complètement impressionnant que ça ait fonctionné, parce que c'était la voix d'origine et que c'était une petite chanson tirée par les cheveux et mignonne que Michael voulait faire - on en a fait des dizaines - nous avons enregistré un grand nombre d'extraits pour lesquels Michael avait une nouvelle idée et on en faisait une démo. Mais la manière dont "Scared Of The Moon' a été techniquement produite n'aurait pas dû fonctionner, mais ça l'a fait. C'était la petite ingénierie que nous avons fait dessus qui a rendu ça possible. C'est cette petite chanson qui a rendu ça possible." "Scared Of The Moon' n'a pas été sélectionnée pour l'album "Bad" de 1987 et n'a refait surface qu'en 1999, peu de temps après que Jackson ait entamé des sessions de collaboration pour l'album "Invincible". "Il y a des choses que je conserve intact en mémoire," raconte Michael Prince - qui a largement travaillé en tant qu'ingénieur de confiance entre 1995 et 2009. « Parfois il écrit de nouvelles chansons, et parfois il veut ressortir du passé ce qu’il considère comme étant un diamant brut ». « Je me souviens que nous avons fait un petit travail sur ‘Scared Of The Moon’ pour l’album ‘Invincible’. Et je me souviens de la plaisanterie de Steve Porcaro, 'Oh, encore cette chanson ?’ C’est très drôle, parce que je ne l’avais jamais entendue auparavant. Mais c’est la manière qu’avait Michael de travailler – il revisitait sans cesse quelques unes de ses pièces favorites. Il pouvait dire, « pourquoi n’avons-nous pas ajouté ceci à mon dernier album ? Réécoutons-la. Est-ce qu’on peu l’améliorer ?’ Parfois, ça finit sur l’album, parfois non. » Au final, le petit travail réalisé sur "Scared Of The Moon" pendant les sessions "Invincible" n'a pas été pris en compte sur les versions préexistantes de la chanson, qui est retournée dans le coffre dans son état pré-"Bad". Puis, en novembre 2004, Epic Record, branche de Sony Music Entertainment a sorti un coffret retraçant la carrière de Michael Jackson et ses meilleurs titres, comprenant à la fois des chansons déjà connues et des inédites. Le coffret, intitulé "The Ultimate Collection", comporte une version fraîchement mixée de "Scared Of The Moon". Ecoutez "Scared Of The Moon" ci-dessous, telle qu'elle apparaît dans "The Ultimate Collection". Matt Forger a pertinemment été rappelé pour apporter les touches finales sur le titre, ce qui apparaît justement sur "The Ultimate Collection" comme une démo. Le mix final de Forger inclus les 24 pistes de cordes, la cassette originale comportant voix et piano et les pistes de guitare. En dépit du fait que la démo est officiellement sortie sur "The Ultimate Collection" quatre plus tôt, Jackson n'avait pas dit son dernier mot concernant "Scared Of The Moon" en 2009. Ceci, accompagné d'un bon nombre d'autres titres produits à différentes époques de sa carrière, a fait partie d'une liste "à faire" que Jackson n'a jamais eu la chance de concrétiser au cours de sa vie. La note manuscrite qui apparaît ci-dessous, détaille le titre de 28 chansons qu'il a espéré "finaliser" (dont "Cheater, également issue des sessions "Bad" et également sortie dans "The Ultimate Collection"). La note a été retrouvée scotchée sur un mur de la chambre du Roi de la pop au moment de sa mort, le 25 juin 2009 - 24 ans après que cette petite démo "tirée par les cheveux" fût enregistrée aux studios Westlake. Damien Shields / MJackson.fr
  7. Vidéo hommage du Cirque du Soleil
  8. Timeless, Chanson Hommage enregristrée par Bruce Swedien Bruce Swedien, l’ingénieur du son attitré de Michael Jackson, a enregistré, en mars 2013, dans son studio West Viking, en Floride, une chanson hommage à Michael Jackson. Son titre? «Timeless». La chanson a été écrite et chantée par Scott & Michelle Dalziel. Cette chanson fait partie de leur album «Another Roller Coaster». Timeless All these memories, keep washing over me Every time I hear your songs All of these melodies keep coming back to me Even though I know you’re gone There may never be, a brighter star in our galaxy, to come along Five years old and brave when you stepped on that stage, You owned it like a man But your future didn’t tell, fame would be your prison cell, That few could understand Keeper of the dream, it never seemed, like your feet ever touched the ground Out of sight out of mind, won’t happen this time, cause timeless always stays around Named the selfless King, but was it worth everything, to give your innocence Could it be the crown that finally weighed you down, in the end So many cried when you left too soon But now you’re free, to walk upon the moon. Keeper of the dream it never seemed that your feet ever touched the ground Out of sight out of mind, won’t happen this time Cause timeless always stays around All these memories keep washing over me Even though I know you’re gone There will never be a brighter star in my galaxy to come along There will never be a brighter star in my galaxy to come along MJWorld.net / http://www.reverbnation.com / MJackson.fr
  9. Ola Ray, l'actrice du clip "Thriller", rend hommage à Michael Jackson dans "Remember" Attention, ceci n'est pas un gag. Ni un nanar. Le MJackson.fr se dégage de toute responsabilité en cas de dommages psychologique et/ou corporel, en réaction au visionnage du dernier clip d'Ola Ray, Remembeeeeeeeeeeeeeer. En 1983, Michael Jackson marquait l'histoire de la musique avec son clip "Thriller", sous forme de court-métrage. La jeune femme qui interprétait sa petite amie dans le clip se prénomme Ola Ray, et l'actrice a décidé, trente ans plus tard, de rendre hommage au King of Pop dans une vidéo... très personnelle. Découvrez "Remember" ! Dévoilé en 1983, le clip de la chanson culte est devenu intemporel et a notamment été sacré "vidéo la plus influente de l'histoire de la pop" il y a trois ans. Longue de quatorze minutes, elle prenait place dans les années 50 et multipliait les clins d’œil au cinéma horrifique, grâce notamment à la fameuse scène du cimetière peuplé de zombies. S'il a terrorisé de nombreuses personnes, le clip a surtout valu à l'actrice Ola Ray de connaître son heure de gloire. Car oui c'est le nom de celle qui jouait la petite amie de Michael Jackson dans le scénario. Malheureusement pour elle, sa carrière n'a pas vraiment décollé suite à cette apparition mythique et elle a décroché quelques rares rôles dans "Le Flic de Beverly Hills 2" ou "48 heures". Âgée aujourd'hui de 52 ans, elle a décidé de rendre hommage au King of Pop dans son premier clip "Remember". Découvrez le clip "Remember" d'Ola Ray, en hommage à Michael Jackson « Salut, je suis Ola et voici mon premier single baptisé "Remember". C'est un hommage à Michael. J'espère que vous allez l'aimer » lance-t-elle en introduction de sa vidéo. Durant six minutes, l'actrice, devenue chanteuse, se souvient de ses moments passés avec Michael Jackson et n'hésite pas à rejouer quelques scènes de la vidéo culte de "Thriller", trente ans plus tard. Pleine lune, chapeau noir, fumée, effets spéciaux, ambiance inquiétante, zombies... Les clins d’œil à l'interprète de "Bad" sont multiples, mais ni la voix ni le jeu d'actrice, et encore moins la mélodie de "Remember", ne devraient être salués par la critique. Vêtue d'un haut rouge, elle ose mêmereprendre les fameux pas de danse de la vidéo de "Thriller", entourée de morts-vivants. "Thriller" de Michael Jackson D'après un article de Chartsinfrance
  10. Interview de Kelly Parker, la petite fille du clip Smooth Criminal Quel âge aviez-vous quand vous avez participé au tournage du clip de “Smooth Criminal” ? Nous avons tourné le film “Smooth Criminal” pendant plus d’un mois, puis le reste du film pendant environs huit mois. J’avais 10-11 ans quand on a filmé et 12 quand il est sorti. La temps de tournage a été beaucoup allongé parce que nous continuions à ajouter des éléments au script. Ça devait être à l’origine une extension du clip, puis ça devait prendre les proportions d’un long métrage, puis on s’est finalement arrêté entre les deux, à une quarantaine de minutes. Où viviez-vous à cette époque ? Je vivais chez mes parents à Huntington Beach. Quels étaient les clips, spectacles ou films auxquels vous aviez participé avant celui-ci ? J’étais actrice à l’époque. J’ai joué dans Highway to Heaven, Superior Court, et dans un grand nombre de publicités. Comment avez-vous été engagée ? J’ai été auditionnée, puis je n’ai pas eu de nouvelles pendant six mois, j’ai donc supposé que quelqu’un d’autre avait été pris. J’ai su plus tard qu’ils avaient organisé un casting dans tout le pays et que c’était la raison pour laquelle ils avaient mis autant de temps pour me rappeler et me demander de revenir les voir. Après ça, j’ai dû passer un test avec l’un des garçons qui avait obtenu le rôle de Zeke. Le look que j’ai dans le clip, celui d’un garçon manqué avec des tresses mal faites, était exactement celui que j’avais lors de l’audition. Je n’ai jamais été très "fifille", et c’était d’une certaine manière mon créneau et ça m’a permis de me distinguer des autres prétendantes. J’étais une dure-à-cuire, j’avais envie toujours envie de jouer le rôle d’un des garçons. C’est peut-être ce qui a retenu l’attention de Michael. J’étais assez brut-de-pomme, pas très polie. Je me souviens qu’au maquillage, ils avaient coiffé deux autres filles avec des tresses et leur avaient dessiné des tâches de rousseur. Je me souviens que je n’étais pas contente qu’ils aient fait en sorte qu’elles me ressemblent ! Je réalise maintenant que c’était un beau compliment. Vous rappelez-vous de quelle a été votre réaction lorsque vous avez été eu le rôle ? Je n’étais pas particulièrement excitée. Quand Thriller est sorti, je n’avais que 5 ans. [bien que je connaissais la musique de Michael], je n’étais pas une fan et je n’avais pas vraiment idée de qui il était ! Honnêtement, c’est probablement l’une des raisons qui ont fait que [j’ai eu le rôle] – j’étais immédiatement à l’aise à ses côtés parce que je ne le voyais pas comme la mégastar qu’il était. Je le considérais comme un camarade acteur. S’il faut aimer les enfants ! Où le clip a-t-il été tourné ? Nous avons tourné le clip, qui devait à l’origine s’appeler « Chicago Nights » aux Studios Culver. Puis, pour le film, nos avons déménagé aux studios Universal, dans les hangars et les décors extérieurs. Toutes les prises extérieures dans les champs ont été tournées dans un ranch du nord de Los Angeles, appelé le ranch Disney. Qu’avez-vous ressenti quand vous étiez en tournage ? Ce fut l’expérience la plus extraordinaire de ma vie ! Ça a sans aucun doute changé le cours de ma vie. Michael et moi sommes devenus très bons amis. Il me poussait toujours à être meilleure et m’apprenait les rouages de la création artistique. Avoir quelqu’un avec ce génie créatif qui prenne le temps de vous donner des leçons à l’âge de 10 ans, c'est comme gagner au Loto, et j’ai toujours su à quel point j’ai eu de la chance d’avoir vécu cette expérience. Michael ne m’a jamais traité comme une enfant, toujours comme d’égal à égal et comme une professionnelle. J’imagine que ça vient du fait qu’il a pris part à l’industrie du show-business lorsqu’il était enfant et qu’il savait ce qu’on pouvait ressentir quand on est sur un plateau avec d’importantes attentes vis-à-vis des performances que l’on doit assurer. La pression est la même que vous soyez enfant ou adulte et Michael respectait cela. Qu’est-ce qui a été le plus difficile lors du tournage ? Je ne me souviens de difficultés lors du tournage, mais je me souviens avoir été transportée à l’infirmerie suite à un accident. C’était la scène dans le sous-sol quand Mr. Big (Joe Pesci) me jette au sol. A un moment, il m’a poussé un peu plus fort et je me suis emmêlé les jambes tout en tombant en arrière, sans pouvoir me retenir. J’ai atterri sur le micro principal en plein sur la colonne vertébrale. C’était violent ! Michael s’est tellement inquiété pour moi. Il a été adorable. Comment c’était de travailler avec Michael Jackson ? Il est comment ? Michael était l’homme le plus agréable que j’ai rencontré. J’ai eu tellement de la chance de non seulement avoir travaillé avec lui, mais d’avoir travaillé avec lui pendant des mois et [d’avoir pu être] des amis pendant des années. Il a vraiment pris le temps de me connaitre. Il avait une aura, l’air était différent quand il était là. C’est dur à expliquer mais vous pouviez le sentir avant même de l’apercevoir. Il était aussi tellement drôle sur le plateau, faisant des canulars et riant avec nous. Le meilleur exemple était lorsque nous filmions au ranch, nous avions passé une longue et dure journée en plein soleil, et je faisais la dernière prise. J’avais cru qu’on en avait fini pour la journée, mais le réalisateur nous a dit qu’il lui fallait une autre prise. J’ai vu quelque chose bouger dans l’objectif de la caméra ; je me suis retournée et j’ai vu Michael, Sean et Brandon qui courraient vers moi avec des pistolets à eau et des ballons remplis d’eau. Ils m’ont bien eue ! Puis il y a eu la première fois où je suis arrivée sur le plateau et que j’ai vu Michael danser. J’en suis carrément restée bouche bée. La puissance qu’il avait en tant que danseur était unique en son genre et l’électricité dans la pièce était implacable. Qu’avez-vous pensé du clip ? Je l’ai adoré, et c’est encore le cas aujourd’hui. C’est l’un des meilleurs clips de tous les temps. C’est absolument intemporel. Qu’en ont pensé vos parents ? Mes parents étaient fiers de moi. Que vos amis en ont pensé ? Je ne sais pas si ça a impressionné mes amis de l’époque, mais ça a augmenté plus tard mon capital sympathie ! Quand c’est sorti pour la première fois, je travaillais beaucoup, donc un grand nombre de mes amis les plus proches étaient dans le business également, et étaient probablement moins impressionnés que la moitié des gamins. Ce n’est en fait que des années plus tard que j’ai réalisé à quel point le clip et le film ont touché les gens. « Smooth Criminal » et le film faisaient partie de Moonwalker. Il devait être projeté en salles aux Etats-Unis, mais ça n’est jamais arrivé pour des questions de droits. Un grand nombre de gamins de mon âge et plus jeunes avaient le DVD de Moonwalker (le DVD n’est apparu qu’à la fin des années 90, donc elle doit parler NdT) et le passaient en boucle. Vu que c’était accessible à tous, il y a toute une génération qui a grandi avec le DVD, des gamins qui ont découvert le vrai clip sur MTV que des années plus tard. Quand vous étiez en âge de faire des rencontres, est-ce que ce clip a affecté votre vie sentimentale d’une manière ou d’une autre ? Ca n’a pas influé sur ma vie sentimentale quand j’étais plus jeune, et comme j’ai grandi (depuis le clip, NdT) je n’en parlais que lorsque les gens me connaissaient vraiment bien. J’ai toujours tenu à garder mon amitié avec Michael secrète ; je n’étais pas du genre à exploiter cela pour afin d’espérer des retombées personnelles. Quand un garçon le découvrait, ça me permettait de gagner quelques points ; un bon nombre de garçons se sont attachés à moi. Avez –vous reçu des courriers de fans ? Si oui, les avez-vous conservés ? J’ai reçu quelques lettres. Elles sont rangées dans une boîte chez mes parents. Est-ce que le clip a généré des controverses dont vous êtes au courant ? Je n’ai jamais été au courant de controverses autour du clip. Combien avez-vous été payée ? Je crois que j’ai été payé au tarif journalier fixé par le SAG [équivalent SACEM, Ndt]. A l’origine, je devais travailler environ un mois, mais c’est finalement allé bien au-delà. Ils ont fini par vouloirfaire des produits dérivés sur lesquels j’apparaissais : livres d’images, albums à colorier, clips et jeux d’arcade, posters. Avez-vous vu la première diffusion du clip sur MTV et si oui, où étiez-vous et qu’avez-vous ressenti ? Nous avons fait une grosse projection du film à laquelle j’ai assisté. C’était vraiment marrant de voir toutes les vidéos sur grand écran. J’ai aussi regardé la première diffusion sur MTV. Je me souviens que j’étais avec ma famille à la maison et que j’avais dépassé l’heure du coucher pour pouvoir le regarder. C’était surréaliste de voire ça, et c’était génial parce qu’après, j’avais une excuse pour regarder MTV ! Avez-vous déjà été reconnue dans la rue ? Est-ce arrivé souvent et à quand remonte la dernière fois ? Quelques anecdotes à ce sujet ? Je n’ai jamais été reconnue, excepté quand je me trouvais aux côtés de Michael. Quand j’étais en public avec Michael, il arrivait que des gens disent : « Tu es la petite fille du clip ! », c’était toujours amusant d’être reconnue. Quand les gens trouvent aujourd’hui, c’est toujours drôle de regarder leur visage, parce que je les vois scanner mon visage pendant un moment et me faire la remarque habituelle « tu n’as pas changé ! ». Est-ce que vous avez pris part à d’autres clips musicaux après celui-ci ? Des années plus tard, à l’âge adulte, j’ai participé à plusieurs clips en tant que danseuse et comédienne. Si vous avez fait des études universitaires, où se sont-elles déroulées et qu’avez-vous étudié ? J’ai étudié le monde de l’entreprise et du cinéma, je suis diplômée de CSUN après plusieurs années d’interruption et de reprises des cours. Ce n’était pas évident pour moi d’assurer un cycle de 4 années consécutives parce que je continuais de travailler dans le monde du spectacle et j’étais engagée sur des tournées qui pouvaient m’amener à quitter le pays pour de longues périodes. Comme je prenais de l’âge, les professeurs me faisaient davantage confiance ; tant que je pouvais rendre les travaux et avoir des bons résultats aux examens, ils étaient prêts à s’adapter à mon emploi de temps de fou. Je n’ai jamais abandonné car c’était un accomplissement qui me tenait à cœur. Que faites-vous en ce moment ? Je suis toujours dans le milieu du spectacle, bien que principalement en coulisses en ce moment. J’ai de la chance – du fait de mes expériences variées, d’avoir pu travailler aussi bien dans le spectacle vivant que sur des films. Je suis productrice de télévision, chorégraphe, et directrice adjointe pour des spectacles de grande envergure. J’aime ma vie ; je ne le vis pas comme du travail parce que j’adore ce que je fais. J’ai commencé à travailler tôt dans le milieu « créatif qu’on ne voit pas sur scène », à la vingtaine, parce que je m’étais produite si longtemps sur scène et sur les plateaux que j’avais besoin de m’exprimer différemment ma créativité. Je dois beaucoup pour cela à Michael, la confiance que j’ai dans mes choix créatifs et artistiques me vient du temps que j’ai passé avec lui. J’ai récemment travaillé avec Kenny Ortega qui, bien sûr, a été directeur pour Michael pendant de nombreuses années. Et lui et moi avons pu avoir de belles conversations au sujet de Michael. C’est bon de pouvoir échanger avec quelqu’un qui connaissait Michael en tant qu’individu et ami, pas seulement en tant que star. Où vivez-vous ? En Californie. Qu’avez-vous pensé quand je suis entré en contact avec vous la première fois ? J’avais hâte de parler de cette période si spéciale de ma vie. Comme je vous l’ai dit, je suis toujours restée secrète sur l’expérience que j’ai vécue aux côtés de Michael, mais c’est chouette d’avoir l’opportunité d’expliquer aux gens comment c’était, d’avoir été là, lorsque ce clip de légende a été réalisé. Tellement de souvenirs incroyables de la dernière soirée de tournage, être accrochée aux danseurs sur le plateau et observer le cours et l’évolution du travail. J’ai commencé à danser quand j’avais trois ans et le matin il m’arrivait de rejoindre les danseurs pendant leur préparation avec le chorégraphe, Vincent Paterson. C’est les danseurs les plus incroyables. Cette équipe était si soudée, vous pouvez d’ailleurs le ressentir quand vous regardez le clip ; ils formaient comme une famille. Est-ce que quelqu’un vous a déjà interviewé à ce sujet ? Si oui, qui, quand et pour quelle publication ? Il y a quelques années, j’ai fait une conférence à Las Vegas pour une projection du film et du clip, et quelques interview ici et là, par-ci par-là. Etes-vous restée en contact avec Michael ? Si oui, longtemps ? Michael et moi sommes restés amis pendant longtemps. A quand remonte la dernière fois où vous avez été en contact avec lui et de quoi avez-vous parlé ? J’ai vu Michael deux semaines avant qu’il ne décède. [Avant ça,] je ne l’avais pas vu pendant des années. Je suis tellement heureuse d’avoir pu lui dire bonjour et le regarder dans les yeux une dernière fois. Comme ça s’est passé ? Il vous a appelé, vous l’avez appelé, on vous à envoyé un mail ? Où l’avez-vous vu ? Je travaille comme chorégraphe en ce moment et j’ai fait plusieurs spectacles et deux films pour Disney. Il est venu à l’un des spectacles deux semaines avant de mourir et il se trouve que j’étais là ce jour-ci. Il ne savait pas que j’étais là. Ce fut bref, mais j’ai eu la chance de la voir. Comment et où avez-vous appris que Michael était décédé ? Comment avez-vous vécu cette annonce ? Quand j’ai su qu’il était parti, ma tête s’est vidée et mes yeux se sont recouverts de larmes. A la première personne qui m’a touchée, je me suis évanouie, sous le choc. C’était surréaliste, c’est le moins que l’on puisse dire, et j’étais si triste parce qu’il avait encore tellement de choses à donner. Mais heureusement que ce qu’il laisse derrière lui vivra toujours, et il y a eu tant de beauté, d’amour et de solidarité après sa mort. Je pense qu’il nous regarde de quelque part et qu’il sourit. Nous avons eu la chance de l’avoir eu avec nous durant le temps où il a vécu et il a su accomplir les choses qui étaient si proches de sa raison d’être – que les gens s’aiment les uns les autres, ressentir du bonheur dans sa vie et croire en la magie. Et quel que soit l’endroit du monde, quand on passe sa musique, c’est exactement ce qui se passe… Les gens dansent, chantent, sourient, et leur esprit s’en trouve grandi. Quel merveilleux cadeau il nous a fait. Quel regard portez-vous sur les accusations portées l’encontre de Michael Jackson par les familles des enfants avec lesquels il s’était lié d’amitié ? Je ne peux pas parler ni juger la relation ou l’expérience que d’autres ont eues avec Michael parce que je n’étais pas avec eux. Tout ce que je peux dire, c’est que pendant tout ce temps que j’ai passé avec lui, il n’était rien d’autre que la personne la plus prévenante et gentille qui soit. Il était comme un père qui me protégeait. J’ai passé du temps avec lui à son ranch, Neverland, et je me suis toujours tellement amusée avec lui. Je sais que les gens ne comprennent pas pourquoi Michael s’entourait toujours d’enfants, et en tant qu’adulte, je peux comprendre que ce n’est pas un comportement habituel. Mais tout ce que vous avez à faire, c’est regarder tous enfants qui sont autour de vous et réaliser qu’ils n’ont aucun filtre ; ils sont juste honnêtes. Maintenant, mettez-vous à la place de Michael : vous êtes entouré toute la journée par des personnes qui filtrent systématiquement ce qu’elles vous disent. Quel rafraîchissement vous procure l’honnêteté [des enfants]. Michael me posait toujours des questions et j’ai pu développer mon raisonnement. Il nous arrivait de rêver à voix haute ensemble, créer des histoires ensemble et être créatifs de mille manières. Je pense qu’il essayait d’être avec moi ce qu’il aurait voulu que l’on soit avec lui, lorsqu’il était un gamin de show-business. C’était l’homme le plus gentil avec le cœur le plus généreux. De l’expérience que j’ai vécue, je ne peux pas imaginer qu’il ait pu faire du mal à quiconque. Finalement, Annie, c'était vous ? Non, moi, c'était juste "Katy" (rires). Nous n'avons jamais su qui était Annie (nom inspiré par la marque d'un mannequin d'entrainement aux premiers secours employé par Michael Jackson dans la villa familiale de Heavenhurst, NdT). Noblemania / MJackson.fr
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