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Découvrez de belles choses de Michael Jackson

MJDFAN

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À propos de MJDFAN

  • Rang
    bright are the stars that shine, dark is the sky
  • Date de naissance 10/07/1991

Profile Information

  • Genre
    Femme
  • Interests
    * jazz, soul, funk
    * Stevie, Prince, Donny, Bill, Whitney, Miles, John, et teeellement d'autres
    * danse: rock, salsa, hip hop, jazz
    * sciences politiques / histoire de la culture noire américaine / histoire de la cour suprême américaine (et pourquoi pas?)
    * event planning
  1. Pas mal cette soirée au Djoon, mais pas la meilleure soirée de DJ Reverend P. Apparemment il y avait une soirée à Montparnasse aussi (Mooky c'est toi qui nous racontais ça non?). Quelqu'un y a été?
  2. Un énorme travail! Il a eu du courage, merci! C'est génial, je vais pouvoir me débarrasser de mon classeur géant fait à 11 ans et qui a dû détruire 40% de la foret Amazonienne a lui tout seul!
  3. Pour l'instant il n'y a rien d'organisé a priori, mais effectivement c'est une très bonne nouvelle qu'il veuille revenir par ici !
  4. il me semble que cette vidéo date d'il y a un ptit bout de temps non?
  5. une version pdf de For the Record ?? C'est gentil, mais ça ne fait rien, j'aime les version papier! D'autant plus que je souhaite supporter ce genre de travaux financièrement. Le seul désavantage du papier c'est les nouvelles éditions qui arrivent régulièrement
  6. Pour ma part, j'ai reçu For the Record récemment (je sais, c'est tard) et ai pris connaissance de cette fameuse démo dont le titre à lui seul est une vrai pépite d'or: Basouille ! Après recherche sur le forum, on en avait déjà parlé ici
  7. merci pour tes sujets toujours intéressants et bien renseignés Rachel Moi je veux bien qu'on installe ça à Paris de manière permanente ^^
  8. Merci pour ce topic ! J'ai toujours adoré cette session de photo à Neverland même s'il en ressort une grande nostalgie. J'aime particulièrement l'étalage de la même chemise en toutes les couleurs, et les chaussettes dépareillées..
  9. On sait quand est-ce qu'elle a été installée? Quand j'y étais passée, c'était le lendemain de l'inauguration de la plaque des enfants, du coup ils l'avaient stockée pour qu'elle "sèche", donc je l'ai loupé. Mais je n'ai pas vu l'original de Michael non plus, est-ceque je l'aurais raté de près ? En effet le jeune homme avait le coeur sur la main comme on dit !
  10. Je suis d'accord sur le fait que sa manière de chanter est en fait assez inédite sur certains passages. Et encore une fois, cette descente en vibrato sur le "no name" elle est superbe. Elle me fait d'ailleurs penser à quelquechose mais je n'arrive pas à savoir si c'est un interprète ou une manière de chanter / un style en général.
  11. Ah bah heureusement que je n'ai pas attendu jusqu'à ce soir pour écouter ça: plus une trace sur youtube! Une âme charitable qui aurait téléchargé ça en "bonne" qualité?
  12. Aaaahhh c'est sonorgasmique ce machin!! Je suis en train de me faire passer pour une tarée dans le bus à sourire jusqu'aux oreilles! Les montées en puissances de fou! Et à la fin quand il redescend dans les graves sur "no name" ... Arg!!!
  13. MJDFAN

    18 - Jam

    Gros up pour ce topic:

 J'étais en train de regarder le DVD des clips de Dangerous hier, un peu en toile de fond, quand Jam est arrivé. Ça faisait un bail que je n'avais pas vu ce clip du coup je suis devenue plus attentive. Ya pas à dire, je suis fan de l'esthétique. Ce bleu est superbe et les années 1990s reviennent au galop. Mais au fur et à mesure du défilement des images, j'ai commencé à trouver dans ce clip quelquechose que je n'avais jamais vraiment remarqué avant. Je m'explique: Jam n'a jamais été ma chanson préférée et malgré la beauté esthétique du clip et sa scène bien fun de la fin, je ne l'avais jamais considéré comme un clip "important". Il n'était pas non plus dans la catégorie de "Cry" mais dans une catégorie intermédiaire avec des clips comme celui de Who Is It par exemple (les clips sympas mais qui ne restent pas dans les anales non plus quoi). 
Et bien hier, il est remonté en flèche dans mon classement. Au delà du "swag" (pardon...) Jackson-Jordan, de l'ambiance 90s et de la classe de la choré, j'y ai trouvé un message politique.

Peut être que tout ça est capillo-tracté et ça reste une interprétation personnelle, mais voilà en gros ce que j'ai compris / cru comprendre en le regardant avec de nouveaux yeux: Le clip, sa symbolique Le constat d'un monde fatigué est clairement présent dès les premières images. On est dans un ghetto. Et qui plus est, un ghetto afro-américain. Le décor est planté: fenêtre cassée, rues austères, débris au sol, gamins qui courent, stade désaffecté, boombox/ghetto blaster, cordes à sauter, codes vestimentaires... Les paroles de la chanson s'ouvrent sur la notion d'individualisme grandissant: " I asked my neighbor for a favour, she said later. What has come of all the people ? Have we lost love of what it's about ?" 
Ça sonne comme une alarme qui constate le dispersement d'une communauté autrefois unie. Les visages qui sont montrés sont fermés, on a un ado qui regarde dehors comme s’il aspirait à plus de liberté, une fille agenouillée tête baissée, un garçon la tête posée au sol (en préparation d’un mouvement de break qui n’est pour l’instant pas entrepris) etc. Et dans ce décor statique, l’ombre de Michael Jordan arrive, et sur le « go with it, go with it » de Jackson, Jordan s’envole et un gamin frappe la poussière du sol dans un mouvement de raz-le-bol. On est bien d'accord: au delà du succès de Michael Jordan à l'époque, le choix d'une star afro-américaine du basket n'était pas innocent. Avec MJackson, on parle ici de deux domaines où la réussite afro-américaine a été spectaculaire, deux domaines où les médias ont accepté cette réussite. Ça n'a pas été (et n'est toujours pas) le cas de tous les secteurs économiques. D'où la nécessité de continuer. Après ce premier refrain, la lumière arrive, physiquement et symboliquement, les corps commencent à danser, les visages commencent à regarder en l’air. J’ai peut être trouvé des symboles là où il n’y en a pas mais j’ai trouvé intéressant par exemple l’enchainement d’une image d’enfants derrière un grillage qui ferme une fenêtre avec l’image d’un ballon de basket de Jordan à Jackson, qui passe, lui, par une fenêtre ouverte, comme une passation de talent, de motivation qui ne connaît pas de barrières. Pareil pour la trompette présentée comme le talent sorti de son écrin, et les enfants qui courent dans les escaliers, pour les monter et non les descendre (accentué par la contre plongée). Et le ptit roi (que j’appelle comme ça à cause de son chapeau) qui fait non de la tête, comme pour refuser qu’on lui dicte quoi que ce soit et qui ensuite gonfle ses joues derrière son doigt, pour contenir tout ce qu’il a à revendiquer mais qu’on ne le laisse pas sortir. The talented tenth Si à de nombreuses reprises Michael a prôné le rassemblement des volontés, vers une cause globale (Heal the World, We Are The World, Earth Song), là j'ai l'impression qu'il lance un message visant chaque individu (Man In The Mirror, Cry) et lui disant, en gros "réussi dans ton domaine, dépasse le conditionnement que la société t'impose, et deviens un modèle". Les modèles de réussite économique et sociale dans la communauté ont vocation à lui rappeler qu'elle est une, et qu'elle doit continuer à se battre pour ses droits. WEB DuBois est un sociologue du XXe siècle qui militait pour les droits de la communauté afro-américaine. Il a notamment exploré le concept du « talented tenth ». Le concept s’inscrit dans un débat qui a eu lieu à l’époque (et qui a longtemps été d’actualité, dans la logique de ses arguments) sur l’éducation et le travail de la communauté afro-américaine. Alors que Booker T Washington prônait une éducation industrielle qui permettrait aux jeunes afro-américains d’être excellent dans les domaines pour lesquels ils étaient « prédestinés » (là où ils trouveraient un job), WEB DuBois, lui, était en faveur d’une éducation généraliste, comme pour tout autre citoyen américain. Pour lui, la communauté manquait de modèles de réussite qui tireraient les enfants vers le haut. C’est le concept du « tatented tenth » : 10% de la communauté doit réussir et aller au bout de leur potentiel, pour devenir les modèles et les professeurs dont les 90% restant ont besoin. C’est l’idée d’aller chercher le savoir, la réussite et de les rapporter à la maison, pour les diffuser au sein de la communauté. Dans Jam, les deux MJ s’apportent l’un à l’autre le fruit de leurs talents respectifs et tentent partager leurs compétences. Rapidement, le terrain est rempli de monde. Le savoir et la compétence ne viennent d’ailleurs pas que « du haut », au contraire : il s’avère que les gamins sont d’excellents danseurs, ce que MJackson reconnaît avec humour. Portée universelle J'ai beaucoup parlé de notion de "communauté". Le ballon qui ouvre et ferme le clip est une terre. Je le vois un peu comme un symbole du fait que le message passé ici est universel. Si le clip s'inscrit dans la culture afro-américaine, l'incitation à s'unir, à surpasser le système oppressif est applicable à toute "minorité", à tout groupe qui d'une manière ou d'une autre verrait ses droits bafoués ou sa condition stigmatisée. D’ailleurs lorsque le petit garçon ramasse le ballon à la fin du clip, le continent qui est mis en avant, c’est l’Afrique, pas l’Amérique. Je suis donc assez d'accord avec l'analyse d'Emily sur le fait d'exhorter les individus à prendre conscience de l'état de la société dans laquelle ils vivent. Par contre je suis pense que l'émancipation par l'amusement n'est qu'une première lecture au delà de laquelle je vois une incitation beaucoup plus forte politiquement. Voilà voilà pour ma ptite analyse d'hier, en mangeant mes tartines et buvant mon ricoré. C'est piètre lui qui m'est monté à la tête d'où des trucs ptètre bien tirés par les cheveux
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