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Découvrez de belles choses de Michael Jackson

helenya

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À propos de helenya

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  1. En 2007, David Gest, un grand ami de Tito et Michael jackson a sorti son autobiographie "Simply The Gest". Il y raconte entre autre sa relation avec les membres de la fratrie Jackson, en particulier Michael, Tito et La Toya. Il commence à fréquenter Michael en 1971 et s'en est suivie une longue amitié. Dans le chapitre Men In The Mirror que j'ai traduit ci-dessous, il raconte ses déboires avec la chirurgie esthétique et sa relation avec Michael et partage plein d'anecdotes rigolotes. Men in the Mirror Un jour de 1977, j’organisai une réunion-déjeuner avec Burt Bacharach que je venais juste d’embaucher, ainsi que Jerry Moss, le ‘M’ de la très grande maison de disques A&M qu’il dirigeait avec Herb Alpert. Nous allâmes dans un des meilleurs restaurants italiens de Bevery Hills. Ce fut un déjeuner très productif, à discuter de la publicité pour le nouvel album A&M de Burt, Woman mais alors que nous étions assis à discuter, quelque chose me frappa soudainement. Jerry et Burt avaient 15 et 18 ans de plus que moi. J’avais vingt-quatre ans et ils étaient tous les deux dans leur quarantaine. Le fait est qu’ils avaient tous les deux l’air plus jeune, en meilleure santé et ils étaient bien plus beaux que moi. Je me suis soudain senti très laid assis à côté. Ma période passée à New York avec London Record (note : label indépendant à Londres) et les ennuis que j’avais traversés avec Al Green m’avaient fichu un coup physiquement. Je suis le type de personnes, qui, quand elle n’est pas heureuse prend vraiment du poids. Je suis revenu de New York pesant à peu près 100 kilos. J’avais un triple menton et un nez énorme et je me comparais à ces gars lors de cette réunion et pensais à l’air horrible que je devais avoir. Je me souviens être allé aux toilettes ce jour-ci et m’être regardé correctement dans le miroir pour la première fois depuis des années et avoir réalisé ce que j’étais devenu. Je savais exactement ce que j’avais besoin de faire. Avec les années, Michael et moi étions devenus meilleurs amis. Nous étions comme des frères. Même si nous venions de différents milieux, nous avions de bien des manières beaucoup en commun. Terriblement beaucoup. Nous vivions tous les deux des moments difficiles sous l’emprise de nos pères mais nous n’en parlions jamais beaucoup. Peut être qu’en conséquence nous étions tous les deux des personnes passionnées. Nous avions tous les deux besoin de réaliser des choses. Dès le plus jeune âge, l’objectif de Michael était d’être la plus grande star du monde. Il était si passionné, si motivé à battre les records des Beatles, tous les records d’Elvis Presley. Il voulait être le roi. Cela avait plus de valeur à ses yeux que n’importe quoi d’autre. Il était à présent parti des Jackson Five, il travaillait sur son premier grand album solo, Off The Wall, et était déterminé à ce que cela devienne son premier record de la liste. Une autre chose que nous avions en commun était notre insécurité à propos de notre physique. À l’époque, nous avions tous les deux des grandes coupes afros et une vilaine peau. La coupe afro de Michael était énorme et il l’entretenait avec de l’huile qui la maintenait dans de bonnes conditions. Malheureusement, cela faisait apparaître sur son front plein de boutons d’acné. Il était souvent à mon appartement à Doheny. Et il allait au lit avec un pantalon enroulé autour de ses cheveux pour que l’huile ne dégouline pas sur son front la nuit. Il fallait voir ça. Nous nous mettions des tonnes et des tonnes de Clearasil sur le visage. À l’époque, je suis sûr qu’on aurait dit que nous venions d’une autre planète. Nous riions comme des hystériques parfois en nous regardant dans la glace, enduits de ce truc. Quelques jours après mon déjeuner avec Burt et Jerry, je voulus voir Michael. Je pus lui en parler. Je sus aussi qu’il avait un chirurgien plastique, du nom de Steven Hoefflin, qui avait travaillé à affiner légèrement son nez. "Quand tu as fait ce truc à ton nez" demandai-je, "Tu t’es senti mieux après ?" "Ouais" dit-il. "Pourquoi ?" "Parce que je pense que j’aimerai changer mon apparence." Michael me mit en contact avec Steven et je le rencontrai à son bureau à Santa Monica. Il me mit immédiatement l’aise. C’était un homme brillant et sympathique. Enfant, je ne m’étais jamais soucié de mon physique. J’avais toujours pu attirer les filles et je ne pensais jamais à cela. Maintenant c’était différent. Il y avait beaucoup de choses avec lesquelles je n’étais pas heureux. J’avais un nez très crochu et je n’aimais pas mon menton. Je trouvais qu’il n’avait pas l’air assez marqué. Steven me montra quelques dessins de ce qu’il pouvait faire pour moi. Il suggéra de modifier mon nez crochu et de mettre un implant au menton. Il suggéra ensuite de mettre des implants dans les pommettes afin de les remonter et de faire un lifting pour me débarrasser de mon triple menton. Peu de temps après, je commençai la chirurgie. La première intervention fut mon nez. Je me sentis bizarre d’y aller. Je n’étais pas vraiment sûr du résultat. Je vivais toujours à Doheny et Michael venait s’occuper de moi pendant que je récupérais. Il a été super. Il resta avec moi une semaine. Très peu de temps après, je subis la deuxième intervention, l’implant au menton et il s’occupa de moi aussi à ce moment-là. Au final, Michael resta avec moi durant trois semaines. Il était d’une compagnie fantastique. Nous aimions traîner. Nous restions à écouter plein de disques. Nous regardions aussi des comédies et des policiers, que Michael adorait. Cela peut sembler étrange pour certaines personnes mais Michael veillait littéralement sur moi. Il s’occupait de moi. Sa mère et La Toya venaient nous apporter de la nourriture. Je n’oublierai jamais ce jour où elles apportèrent des boîtes de nourriture à l’appartement. Je n’ai jamais été vraiment bon cuisinier. En fait, je ne savais pas exactement comment marchait un micro-ondes. La Toya non plus. Donc ce jour-là, quand elle colla le polystyrène du récipient dans le micro-ondes, le repas entier disparu. Tout ce qui resta fut une petite boule de polystyrène. Mme Jackson n’avait pas expliqué à La Toya qu’il fallait retirer la nourriture du polystyrène avant de le cuire. Michael était sorti ce jour-là. Quand il revint, il fut plié de rire par terre pendant une heure. Une des choses que j’appréciais le plus dans le fait de passer du temps avec Michael était qu’il ne me jugeait pas pour ce que je faisais et il n’était pas dérouté par mon apparence après les interventions. Je me souviens que ma vieille amie d’enfance Sandi Berg était passée me rendre visite. Je l’avais appelée et lui avais demandé de nous apporter des films à regarder pour Michael et moi. Je voulais lui faire une surprise, donc je lui dis que je ne me sentais pas bien parce que je ne venais de me faire enlever les amygdales. Je n’oublierai jamais son regard quand elle ouvrit la porte et vit ma tête, bleue et noire comme si je sortais d’un accident de voiture. Elle fut ahurie. Elle me dit plus tard qu’elle avait cru mourir. Michael se faisait faire des opérations aussi, surtout au niveau du nez. Donc quelques semaines plus tard, après une intervention, je lui rendis la pareille et m’occupai de lui. Michael resta à nouveau chez moi à Doheny. Nous jouions au jeu où l’on doit deviner la date exacte de la sortie d’un album. Si je gagnais, j’avais quelque chose comme son costume de The Wiz, le film dans lequel il avait joué avec Diana Ross. S’il gagnait, il avait un de mes albums ou livres rares. Nous étions toujours en train d’échanger des choses ou de jouer à des jeux. Notre expérience durant cette période nous rapprocha Michael et moi. Nous commençâmes par passer encore plus de temps ensemble. Quand nous sortions, nous n’aimions pas avoir la sécurité avec nous. Nous sortions toujours tous les deux. Nous chantions en voiture. Je suis une totale casserole et Michael me disait toujours : "Je ne vois pas du tout ce que tu chantes." Al Green et Whitney Houston disaient la même chose. Je taquinais aussi Michael sur sa manière de chanter. Un jour nous entendîmes une de ses vieilles chansons à la radio, ‘Ben’, et je dis : "Tu n’atteindras jamais plus ces notes." Il éclata de rire. En l’espace d’un an, la vie de Michael fut transformée. Off The wall sortit et il fut élevé au statu de vraie superstar mondiale. Son pas de danse innovateur devenait aussi légendaire. Ce qui étonnait toujours le gens était que je faisais faire des trucs à Michael. Quand nous avions besoin d’essence, je faisais toujours sortir Michael pour en mettre. Je n’ai jamais appris à en mettre. Encore maintenant, je ne sais toujours pas comment mettre la pompe dans le réservoir. Michael sortait et râlait : "Mais c’est moi la star !" Il se tenait là, à remplir faire le plein et les gens venaient pour des autographes. Souvent, nous sortions pour acheter des disques et des antiquités. Nous allions à la Tower Records (note : chaîne de magasins de disques) à minuit, après la fermeture au public. Parfois Michael prenait 15 000 CD et la facture était de 8 000 $ ou 10 000 $ ou 12 000 $. Souvent il me donnait une grande partie de ce qu’il avait acheté. Il était toujours très généreux et sa générosité m’a beaucoup appris. J’ai essayé de devenir généreux aussi. La leçon essentielle à apprendre dans la vie c’est qu’il est plus important de donner que de prendre. Je crois toujours à cela. À coté de cela, ce qui nous rapprochait vraiment était le fait que nous partagions le même sens de l’humour. Je crois que, pour certaines raisons, nous étions restés tous les deux des enfants dans notre cœur. Nous étions des farceurs incurables. Nous faisions toujours des blagues aux gens. Michael adorait téléphoner aux gens. Il faisait cela quand il venait chez moi. Il prenait le téléphone, appelait au hasard et commençait à ricaner. La personne décrochait et Michael disait : "Qui est-ce ?" Ça répondait quelque chose du genre : "C’est Lenore." Il continuait : "Oh, Lenore, écoute, nous allons divorcer, je ne peux plus supporter ça." Elle répondait : "Non, non, tu as la mauvaise… " Michael interrompait et disait : "Non, Lenore, n’essaie même pas avec moi. J’en ai fini avec toi. Nous diviserons la propriété en deux mais il faut passer par là." Puis il raccrochait, laissant la personne à l’autre bout du fil se demandant diable ce qui venait de se passer. Quand nous sortions au restaurant, il adorait s’amuser avec les serveuses. Si une serveuse arrivait tenant une assiette avec un BLT (note : sandwich) et des frites, nous volions toutes les frites pendant qu’elle marchait. Quand elle servait les clients, ils disaient : "Où sont les frites ?" Elle regardait paniquée, et marmonnait : "Mais je suis sûre qu’elles étaient là." Nous allions à Disneyland. Nous adorions tous les deux les montagnes russes. Parfois nous y allions 20 fois de suite. Michael portait souvent des déguisements. Une fois, il était en cheikh et j’étais son interprète. Nous allions dans un endroit appelé Carnation Restaurant à Dinesyland où ils servaient une super bonne salade de thon et des sandwichs. Michael mangeait seulement de la nourriture biologique, bien qu’à cette époque, il avait une conception étrange de qu’était l’alimentation biologique. Nous allions au Kentucky Fried Chiken (KFC). Michael pensait que si on enlevait la peau, ça devenait biologique. En tout cas, ce jour là au restaurant Carnation, il y avait deux personnes âgées et un octogénaire venant de Croydon. Nous commençâmes à nous parler avec un accent arabe. Lorsque les deux femmes nous regardèrent, je me tournai vers l’une et expliquai : "Le cheikh Majolini voulait me dire que vous étiez une belle femme et votre amie aussi" dis-je. Ces deux femmes n’avaient probablement pas eu de compliments depuis vingt-ans donc elles commencèrent à sourire. Nous discutâmes. Elles demandèrent ce que faisait le cheikh ici et je répondis qu’il venait juste de divorcer de sa 97ème femme et était là pour voir son 154ème enfant. "Il a 154 enfants ?" demandèrent-elles, l’air choqué. "Qu’il connaît " dis-je. "Il a eu 97 épouses… " et je commençai à les nommer : "Jada, Jami, Shakira, Vera,… " avec Michael me les citant en arabe. Il n’y avait rien de malicieux là-dedans. En fait Michael leur régla la note. Il était comme ça, à faire des blagues aux gens. Parfois, la blague tombait sur nous. La chose la plus drôle qui nous est jamais arrivée fut quand nous sortîmes un soir pour aller manger des crêpes. Il était une heure du matin et notre repaire habituel Dupars, était fermé donc nous allâmes dans une autre crêperie que nous connaissions sur Ventura Boulevard. Il y avait seulement un couple là-bas, en temps normal il y avait 150 personnes. La serveuse avait dans les soixante - soixante dix-ans. C’était en 1979, après la sortie de Off The Wall. Michael était l’artiste n°1 dans le monde. Elle ne le reconnaissait pas du tout. Nous nous assîmes à une table et elle vint nous demander ce que nous voulions commander. Je pris un accent saoudien : "Yamaka fallesh". Michael commença à rigoler. La serveuse gifla Michael au visage avec le dos de sa main. Elle dit : "Ce n’est pas drôle. Votre ami vient d’un pays étranger et vous devez respecter les gens qui viennent des pays étrangers." Michael devint nerveux. Il n’était pas habitué à être traité de la sorte en public. Il se glissa plus loin à l’intérieur de la banquette pour ne plus être à nouveau giflé. Je demandai : "C’est quoi des crêpes ? Pouvez-vous nous expliquez s’il-vous-plaît." La serveuse commença à mimer d’un geste vif. Elle dit : "C’est comme un gâteau que vous pressez." Michael commença à rigoler de nouveau et elle essaya encore de mettre sa main, alors il glissa encore plus loin. Puis elle dit : "D’accord, je vais vous emmener à la cuisine." Elle et le cuisinier nous montrèrent comment faire des crêpes. J’en commandai. Quand les crêpes arrivèrent à notre table, je pris la bouteille de sirop et la versa entièrement sur les crêpes. Elle me gifla immédiatement au visage. Ça fit mal. "Ce n’est pas drôle" dit-elle. Michael rigolait encore. Elle m’apporta une nouvelle fournée et je les mangeai. Quand nous partîmes, Michael lui laissa 200 $ de pourboire. Nous étions au parking, vers la Rolls Royce de Michael, quand la serveuse arriva vers nous en courant. "Je ne prends pas ça. Vous les gars vous êtes probablement au lycée et vous avez besoin de cet argent" dit-elle, ne remarquant même pas la voiture qu’il conduisait. Michael insista mais elle répondit : "Non, je ne le prendrai pas." Nous avions du mal à le croire. En novembre 1979, mon père mourut soudainement. Il avait cinquante-huit ans. La distance qui nous séparait quand j’étais enfant était restée depuis. Nous nous voyions l’un l’autre. Il respectait le fait que j’étais rentré dans l’industrie musicale de mon propre chef, sans l’aide de personne. Il avait été à quelques uns de mes concerts. Il a vu Al Green et les Doobies quand ils jouèrent à Los Angeles. Il n’y a juste jamais eu de réelle connexion entre nous. Honnêtement, quand j’entendis la nouvelle de sa mort, je ne fus pas affecté du tout par son décès. Ce sont plus les circonstances autour de sa mort qui m’affectèrent. Mon père est mort en trompant ma mère. Il était tombé raide mort d’une attaque cardiaque en quittant le domicile de sa maîtresse. Il est mort devant sa porte d’entrée. Ça avait dû être une super soirée. Personne ne veut entendre que son père trompe sa mère. Savoir que ce fut la dernière chose qu’il avait faite m’était encore plus dur à encaisser. Je n’étais pas en colère. Autant que j’étais concerné, c’était sa vie. Je ne me mêlais jamais à ce que les autres faisaient. Au final, les gens doivent prendre leurs responsabilités pour leurs actions. Mes amis me soutinrent aux funérailles. Je me souviens que Randy et Tito Jackson vinrent, comme beaucoup de mes amis dans l’industrie musicale à Los Angeles ainsi que le meilleur ami de mon père, Aaron, qui était aussi un très bon ami à moi. J’étais aussi très touché de voir Michael à la maison à Encino, où ma mère vivait toujours. Il était alors la plus grande star du monde entier et sollicité partout. Il savait que mon père et moi n’avions jamais été proches et que ce n’était pas l’amour fou entre nous. Que Michael Jackson prenne le temps de venir et faire ses condoléances signifiait beaucoup pour moi. Je considérais mes clients comme une extension de ma famille et les faisais souvent se rencontrer. Michael McDonald, Michael Jackson et moi sortions souvent ensemble. J’étais le chef de la bande à ce moment-là. Nous allions tous les trois voir Diana Ross au Forum de Los Angeles, et d’autres fois nous allions juste au Dairy Queen, un glacier près de mon bureau. Nous prenions toujours du bon temps. Un soir, Michael Jackson et moi allions au Roxy voir les Four Tops qui venaient juste de quitter la maison Motown pour ABC/Dunhill et qui faisaient encore des tubes. Stevie Wonder était là aussi dans le public. Ensuite, Michael et moi partîmes en coulisses pour rencontrer le leader du groupe, Levi Stubbs, que nous connaissions tous les deux. Je le félicitai d’une grande embrassade. "Levi, tu es le plus grand chanteur. Je trouve que tu es incroyable" dis-je. Michael dit la même chose. "Levi, j’ai tout appris de toi. Tu es le meilleur." Avant de savoir ce qui lui arrivait, Michael fut pris à part par Stevie Wonder, qui se tenait derrière lui. Il le plaqua contre le mur et commença à le secouer. "Qui est le meilleur ? " demanda-t-il. "De qui as-tu tout appris ?" Michael changea vite de camp. "Toi Stevie, toi." dit-il. "Relâche-moi. " Nous avions tous ri. Nous savions que Stevie plaisantait. Une autre fois, j’ai mis Michael avec Burt Bacharach et Carole Bayer Sager. Ce fut une soirée mémorable, surtout parce que ce fut la première fois que Michael but du vin. Nous étions sortis pour dîner dans un endroit appelé Chez Dominic, un boui-boui sur la route Cedar Sinai Hospital sur Beverly Boulevard à Los Angeles. Burt adorait aller là-bas. Carole enregistrait son deuxième album pour Elektra et voulait voir Michael. Michael logeait chez moi à Doheny et était content de venir. Il respectait vraiment Burt mais se demandait, comme nous tous, ce qui le faisait tiquer. Burt commanda une bouteille de vin français très chère, que lui et Carole ont bue. Michael ne buvait jamais mais ce soir-là, il était intéressé. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne savait même pas ce qu’était le vin. "Il y a quoi dedans ?" me demanda-t-il. "Des raisins " lui dis-je. "J’aime bien les raisins" dit Michael." Je crois que je vais essayer." Nous servîmes à Michael un verre qu'il but. Il aima manifestement car il en prit un autre. Nous buvions un Pomerol 1982 qui avait un goût acidulé, donc il était très enclin à aimer ça. À ce moment-là, nous avions tous pris un verre ou deux et la bouteille fut finie. Burt commanda donc une deuxième bouteille. Cette fois-ci, Michael but la bouteille pratiquement à lui tout seul. Il prit aussitôt goût pour le vin et l’engloutissait d’une traite. Nous commandâmes donc une troisième bouteille et Michael en but presque la totalité aussi. C’est là que je sus que nous allions avoir des problèmes. La soirée se finit, et je ramenai Michael chez moi. Il était, bien entendu très joyeux. En fait, il planait très très haut. Dans la voiture, il parlait et rigolait. Il chantait : "I Want to Be Where You Are" et "Never Can Say Goodbye". Puis il commença à chanter quelques un de ses tubes comme ‘Ben’. Il n’arrêtait pas de glousser. "Tu as avoir des problèmes" dit-il. "Je vais dire à Joseph ce que tu as fait." Je n’allai pas rentrer dans son jeu. "Je n’ai rien fait. Tu as fait ça." dis-je. Nous arrivâmes chez moi en quelques minutes. Je garai la voiture et lui ouvrai la porte, et l’instant d’après Michael se baissa et vomit partout par terre. Il passa la nuit au-dessus des toilettes. Il était malade comme un chien. Je restai à ses côtés toute la nuit. Il n’arrêtait pas de dire : "Je vais dire à Joe que tu m’as corrompu." J’étais un peu inquiet qu’il le fasse mais il ne l’a jamais fait. Ce fut sa première expérience avec le vin, une chose qu’il aimera un peu trop quelques années plus tard. Je me suis toujours senti mal en repensant à cette soirée mais c’est clair que c’était drôle ! Dans l’ensemble, j’avais passé trois ans à faire des interventions de chirurgie esthétique. Ce fut fini vers au début des années quatre-vingts. Je fus assez satisfait de ce que Steven Hoefflin avait fait sur moi. Il avait allongé mon visage en mettant un implant au menton, puis ajouté une fissure au menton et m’avait embelli avec des pommettes. Je me sentais mieux physiquement. Et la cerise sur le gâteau était que j’avais perdu beaucoup de poids grâce à un régime. J’étais descendu de 109 kg à 68 kg. Je m'étais vraiment ressaisi. Je n’avais pas la sensation de devoir faire d’autres interventions à mon visage. Michael n’en était pas aussi certain. Nous allions sortir un jour et Michael commença à me regarder de haut en bas. "Es-tu sûr de ne pas vouloir affiner encore plus ton nez ?" dit-il. Je me regardai longuement dans la glace et dis : "Non, c’est bon. Je suis content maintenant." Malheureusement, je ne fus pas aussi catégorique quand je renouvelai l’expérience quelques mois plus tard, ce qui me persuada finalement de cesser définitivement. Il se trouva que j’allai rencontrer un autre chirurgien plastique. Il vit que j’avais fait refaire des choses et nous commençâmes à discuter. Il ne tarit pas d’éloges sur le travail accompli part Steven Hoefflin. "Ça vous va bien" dit-il, mais les chirurgiens, comme les artistes, ont leurs égos et ne peuvent pas s’empêcher de se vanter un peu. "Je crois que je peux encore t’arranger" me sourit-il. Encore mieux, il me dit qu’il pouvait le faire gratuitement. Je serai son panneau publicitaire. Alors encore une fois je fis une intervention et fit mettre des implants dans mes pommettes insérés au-dessus de mes implants déjà installés. Grave erreur. Ce fut environ cinq mois plus tard que je réalisai ce que le docteur avait fait sur moi, ou plutôt ce que je m’étais fait faire. Je n’oublierai jamais le moment où je me suis regardé dans la glace comme si je rentrai dans un ascenseur et où j’ai pensé : "Je ressemble à un Martien." Je me rendis soudain compte que les implants qu’il m’avait posés donnaient l’impression qu’un casque de joueur de football américain était collé à l’intérieur de mon visage. Michael n’était pas en ville à ce moment-là donc j’appelai mon amie Freda Payne et lui demanda sans détour ce qu’elle en pensait. "Freda, as-tu remarqué que mes nouvelles pommettes ont l’air exagérément hautes ?" demandai-je. "Tu peux être honnête avec moi." Il y eut un moment de silence puis elle commença à rigoler. "David, c’est la pire chose que tu pouvais faire. Elles ont l’air totalement ridicule.". Je revins donc vers Steven Hoefflin qui les retira. Ce fut la fin de mon histoire d’amour avec la chirurgie esthétique. C’était en 1981. Contrairement à ce que de nombreux tabloïds ont dit, je n’ai plus rien fait depuis. La seule petite chose que j’ai faite depuis est de me faire greffer des cheveux vers la fin des années quatre-vingts. Mes cheveux tombaient vraiment. Ça a aidé mais ça n’a pas marché sur le sommet du crâne et mes cheveux ont continuer à tomber. Je masque toujours les petits trous de mon crâne avec du fard à paupières noir de chez MAC (note : fabricant de cosmétiques). Diable, nous avons tous le droit d’avoir notre fierté d’une façon ou d’une autre. À part ceci, ma philosophie est simple. C’est moi, c’est ce que je suis. Prenez-moi ou quittez-moi. Source : Chapitre 6 du livre Simply the Gest de David Gest Traduction : Helenya de mjackson.fr et mjfranceforum
  2. Je pense plutôt qu'il voulait garder ses relations avec les femmes privées. Etant la personne la plus célèbre du monde, les journalistes posaient des questions intimes, ce qui le gênait . C'était le cas avec Stephanie Mills qu'il a fréquentée après Theresa, avec Diana Ross un peu plus tard, avec Tatiana, qui elle a fait l'erreur de s'afficher en public, Ramonica Harris, Miss Univers en 1978, et d'autres encore.... . Et lorsque Michael laissait sous-entendre qu'il était bien en couple et que c’était sérieux, cela ne suffisait pas aux journalistes qui soit pensaient que c'était faux, soit posaient des questions carrément osées et déplacées qu'on ne poserait même pas à son meilleur ami. Il disait que les journalistes sabotaient ses relations car les femmes qui étaient avec lui finissaient par en avoir marre des questions intrusives et à le quitter donc je comprends tout à fait le fait qu'il ait voulu garder tout cela secret, du moins aux yeux du grand public. Il voulait préserver sa vie privée tant qu'il le pouvait et éviter aussi de rendre jalouses les fans hystériques qui auraient pu s'en prendre à ses petites-amies par jalousie. Il était harcelé par lettres, devant chez lui,...etc..par des groupies qui auraient pu leur faire la misère et casser leur relations...Certains membres de famille étaient tout à fait au courant. Je pense aussi qu'il voulait garder une image lisse pour ses fans et afficher son côté Peter Pan qui aime les enfants et sauve le monde donc cela ne collait pas avec le fait de courtiser plein de femmes. Et comme il n'avait pas de relations durables, c’était plus dur pour lui. Afficher un côté asexué permettaient d'apaiser les fans et de ne pas avoir à répondre aux questions. C'est une réaction tout à fait humaine. Plus les gens sont intrusifs, plus on se replie sur soi. Les gens pensent que ça faisait partie du mystère, moi je pense surtout que c’était une réaction normale et banale de défense. Les interviews avec Stephanie Mills en 1977 ou celle en 1995 avec Lisa-marie Presley en sont de bons exemples. Il faut voir la réaction de certains fans après la sortie du livre de Shana Mangatal, qui pourtant ne raconte rien de négatif et redore plutôt son image. Après les années 2000, il a été en couple on/off avec elle, tout le monde dans son entourage le savait. Elle était même présente et organisait les family Day avec la famille Jackson mais ses plus grands fans ne le savaient pas. Certains membres de la famille Jackson, Rebbie entre autre, lui ont un peu mis la pression après 2009 pour qu'elle parle de sa relation avec Michael pour en finir avec les rumeurs d'homosexualité ou de p...... Elle avait même révélé qu’être en couple avec Michael était comme un contrat : on ne parle pas et on ne s'affiche pas. Donc elle était très frustrée de ne pouvoir en parler et le défendre correctement en 2005. Ce qu'elle a fait quand même de manière indirecte en donnant une interview.
  3. Oups, désolée je viens de voir ton message ce soir car je suis en vacances. Dès que je rentre dimanche qui vient (le 29/10 au soir) je t'envoie ça sans souci car il est sur mon ordi que je n'ai pas avec moi
  4. Billie Jean désigne en fait beaucoup de femmes. Sa principale inspiration a été Theresa mais il s'est inspiré aussi de groupies mythomanes qui disaient avoir un enfant de lui, être sa petite-amie....et qui venaient le harceler jusque chez lui.
  5. Theresa Gonsalves a effectivement été citée dans le livre de Taraborrelli. Il y évoque l'extrait où Michael essaie d'embrasser Theresa mais Latoya rentre dans la chambre juste à ce moment là et on a pas la suite.... Theresa a été interviewée plein de fois par des journalistes comme étant la vraie Billie Jean.....ils avaient meme évoqué le fait qu'elle était tombée enceinte de Michael....il aurait donc eu un fils caché.....ce qu'elle avait démenti. Elle était bien tombée enceinte, le père l'a quittée car n'avait pas voulu reconnaître l'enfant mais ce n’était pas Michael, car c'est arrivé bien après son séjour à New York lorsqu'elle résidait à Boston. Par contre elle ne nie pas, et même le raconte dans son livre, qu'elle a bien couché une fois avec Michael, c'est arrivé un peu comme ça sans qu'ils y soient préparés, sans protection. Heureusement, comme elle le dit dans son livre, elle n'est pas tombée enceinte de Michael après, ce qui aurait pu arriver....gloups.....
  6. 5ème extrait : Cher Michael, En 2003, je parlais très rarement de toi à ce moment là de ma vie, mais un après-midi, j’étais avec mes clients, un chirurgien plastique, et je discutais avec sa femme, enfin maintenant son ex-femme, et qui était aussi sa gestionnaire de bureau. Nous parlions d’un mémoire que j’écrivais pour mon cours de Philosophie que j’ai intitulé : "L’impact personnel de Michael Jackson dans une vie. "Je n’aurais jamais réussi l’examen si je n’avais pas écrit ce mémoire. Néanmoins, je lui ai parlé un petit peu de notre histoire, la partie innocente du moins. Mais mec, qui aurait cru qu’une semaine plus tard, tu appellerais chez le docteur à 6 heures du matin pour voir s’il pouvait venir te voir en tant que patient. Bien sûr, je reçus un appel immédiatement après. Elle m’a demandé de venir en même temps pour que je puisse te voir. Après avoir lu mon mémoire et sachant l’impact réel que tu as eu sur ma vie, elle voulait juste que je te vois à nouveau. "Je ne peux pas faire ça" lui ai-je dit, "je n’ai jamais été une groupie pour lui avant et je ne vais pas en être une maintenant. C’est juste trop personnel." "Comment cela peut-il être intrusif ? Tu travailles pour nous. Tu gères notre argent. Tu peux être là." Elle voulait juste honnêtement que je te vois encore. Je voulais être là et je lui ai répondu ça mais je sentais que cela allait être une telle invasion de ta vie privée. Je crois que tu en avais assez de tout ça à cette époque. Quand tu es allé au centre de chirurgie, tu as signé sous le pseudo Michael Jefferson. Ce n’est pas comme si tu allais là bas pour une intervention majeure, simplement des injections de collagène…et euh….Tu voulais être endormi ! Diable Michael, qui est anesthésié pour des injections de collagène ? C’est toujours le truc avec HIPA (perfusion) ? Avec toutes les autres infos que les médias avaient maintenant…je ne crois pas. Mais peu importe, tu sais comment aussi, quand tu dis aux gens que tu connais quelqu’un de célèbre, ils veulent voir si tu mens…et bien….ce propos ne s’applique pas à toi mais tu sais de quoi je parle ! Bien, juste avant qu’ils ne t’endorment, l’épouse du docteur est rentrée dans la pièce et a demandé si tu savais qui j’étais. Je l’admets Michael. J’aurais été tellement blessée que tu répondes non. Je crois que c’était une sorte de validation de tout ce que l'on avait partagé. Je ne sais pas. Après que tu aies confirmé me connaître, le docteur en tant qu’ami, décida de te dire que j’étais diagnostiquée d’une maladie du foie en phase terminale. D’après plusieurs médecins, je ne devrais pas être en train de t’écrire en ce moment. Tu leur as fait passer un message : "Dites lui que je prie pour elle et je resterai en contact." Ça t’a pris un moment, mais tu as finalement appelé. Hé, sérieusement ! Quelqu’un, non, un médecin t’a dit que j’allais mourir et tu as pris ton temps pour m’appeler ! De toute façon, je crois que je peux te le dire maintenant, on m’a dit que quand tu étais endormi, une des personnes qui travaillait là bas, sans citer son nom, a soulevé ta blouse et regardé ton truc……c’est tout ce que je dirai. Bon, après que tu aies été chez le médecin deux ou trois fois, tu n’as pas payé la facture. Je ris maintenant car j’étais celle qui devait rappeler. Les rumeurs abondaient constamment aux infos que tu étais ruiné et que tu ne payais pas tes factures ! Je trouvais cela hilarant ! D’abord j’ai appelé Evie qui m’a dit qu’elle ne gérait pas ça. Evie avait travaillé avec toi durant des années au MJJ Productions. Donc j’ai appelé le numéro de téléphone portable que tu leur avais donné et j’ai laissé un message. "Michael", ai-je dit d’un ton qui, d’après mes nièces, font comprendre qu’il y a des soucis, "c’est Theresa Gonsalves. J’ai besoin que tu paies cette facture de médecin car ils me donnent vingt pourcents d’honoraire une fois payée et j’ai besoin de partir en vacances !" Et bien, ce fut un choc surréaliste même pour moi que ta société de gestion m’appelle le lendemain même et dise : "Michael Jackson veut que l’on s’assure que la facture dont vous parlez soit payée immédiatement. Pouvez-vous la faxer ?" Tu sais quoi ? Il a été envoyé dans la nuit ! Je t’aime trop pour ça. Et oui, j’ai eu les vingt pourcents ! Et oui, je les ai utilisées pour des vacances ! Tu es trop drôle. Je crois que tu as senti que c’était les affaires. J’ai repensé à ce que tu m’as dit quand je t’ai demandé si je pouvais faire l’interview à Star Magazine….. "Vont-ils te payer ?" Je suis assise là à rigoler. Merci pour les souvenirs Michael….te soufflant un baiser, des larmes dans les yeux. Je t’écrirai encore demain.
  7. Je suis "tombée" cet été sur un livre sorti en novembre 2009 : "Remember The time" de Theresa Gonsalves. C’est une fan ayant rencontré Michael en 1977 à New York lorsqu’il partageait son appartement avec sa sœur Latoya, et a décidé en novembre 2009 de raconter son histoire dans un livre. Elle a déjà été présente dans de nombreux reportages et livres sur MJ et considérée comme une simple fan par certains, une groupie par d’autres, une petite-amie parfois. Elle a déjà été interviewée de nombreuses fois dans Star Magazine. Elle serait la fameuse Billie Jean. Elle a donné une inteview en 2012 concernant ce livre et d'autres livres qu'elle a écrit (elle est devenue auteur) : : https://mjjjl.wordpress.com/category/theresa-gonsalves/ Elle voulait raconter sa propre version sans que ce soit déformé par un journaliste, ceci en une série de lettres adressées à Michael dans l’au-delà. J’ai trouvé ce livre très touchant. Il est dédicacé à Michael et Katherine et a été lu par quasi tous les membres de sa famille. Je l’ai traduit (Seulement la 2ème version….car il y a en a eu une 1ère quasi-identique mais à la demande de Katherine, quelques passages ont été atténués…et on comprends pourquoi^^) (Si vous êtes intéressés par la trad complète, envoyez-moi un MP ) Voici le lien vers le blog de Theresa : (à la fin, les passages de la 1ère version) : http://mjandtheresagonsalves.blogspot.fr/ Voici quelques extraits : 1er extrait : Cher Michael, On était si jeune…lol, et si je dis, "et innocents" je vais commencer à chanter la chanson (sourire). Ce fut une surprise pour ta sœur Latoya, à chaque fois que tu m’invitais dans ton appartement. D’abord je n’ai pas compris son hésitation lors qu’elle me répondait aussi souvent après Las Vegas. J’avais amené mon amie Lorraine une fois. J’ai trouvé ça mignon que tu m’aies fait quelques cookies et ouvert la porte, souriant et portant l’assiette de cookies dans ta main. "J’ai fait quelques cookies ! Goût chocolat !", as-tu dit en souriant. Tu étais si fier de les avoir faits tout seul. On avait presque vingt ans. Tu n’avais jamais fait de cookies avant ? Quand je t’ai regardé, on est parti à rire car ça a ramené des souvenirs de quand tu étais gamin et que tu disais "Je t’ai donné mes cookies" avant de chanter Who’s loving You ! Ce fut le début d’une soirée d’hilarité. À partir de ce moment, presque tout était drôle ce soir-là, à l’exception d’une conversation sur les abus d’enfants. Ouais, Tu m’as fait des cookies et je t’ai apporté un livre. "Somewhere a Child is Crying". Les gens ne comprennent pas vraiment que même quand on est jeune, on a ce désir de sauver les enfants du monde. On a parlé pendant des heures d’abus d’enfants et raconté des histoires horribles sur ce qu’on avait lu ou entendu, sur des enfants brûlés par leurs parents, ou d’autres abusés de manière choquante. Pendant qu’on parlait de cela, le gardien nous a bipés et dit qu’il avait deux fans pour te rencontrer et qui sont venues tous les jours. Ta frustration était visible quand tu m’as dit : "Ces filles mes suivent partout où je vais. J’ai demandé si je pouvais venir avec toi sur le tournage de The Wiz, ils m’ont dit non, mais je me retourne et le je les vois elles là bas. Diana Ross leur a hurlé dessus. Elle leur a dit…Laissez-le tranquille ! Vous ne voyez pas qu’il est occupé ?" Tu rigolais en imitant la voix la Diana Ross, mais ton agacement était visible. J’ai donc proposé… "Laisse-les venir Michael. Peut-être qu’après t’avoir rencontré ce ne sera pas si dur…. ". Ce n’était pas ton genre mais tu avais décidé de me faire plaisir. Tu te souviens de ce qu’il s’est passé ? Nos débilités ont pris le dessus quand elles sont entrées dans la pièce. On est revenus à nos conversations sur les abus d’enfants et lorsqu’une des filles a commencé à raconter cette histoire incroyable qu’elle avait l’air d’avoir inventée, tu t’es assis là à faire des grimaces. Elles ne pouvaient pas te voir. On a carrément éclaté de rire au milieu de son histoire et elle s’est arrêtée énervée : "Je ne sais pas pourquoi tous les deux vous trouvez ça si drôle…. ". On n’était pas sympas Michael, et durs, mais on ne pouvait pas s’empêcher ce jour là ! Ou peut être c’était les nerfs ? Tu as proposé qu’on prenne des photos. Et tu as continué encore avec tes crétineries et seulement toi et moi prenions les photos lorsque l'une des filles a dit : "Vous vous croyez où tous les deux ? Photoland ou quoi ? "….ce qui a renforcé notre hystérie. On s’est regardés l’un et l’autre et on a encore éclaté de rire ! On ne pouvait plus s’arrêter. Quand je commence à être triste que tu sois parti, je vais sur YouTube et regarde la vidéo de toi faisant une interview au Japon quand tu ne peux plus t’arrêter de rire. Cela m’envahit de souvenirs de ce jour-là et emporte la douleur de ta mort. Les rires, ça aide vraiment à guérir. Ouah…..T’es vraiment parti. 2ème extrait : Cher Michael, Après ma première visite à New York, on a passé des heures au téléphone tard le soir pendant quelques jours et ensuite tu m’as invitée de nouveau. C’était en Novembre ou en Décembre. Je savais qu’il faisait froid. Le premier jour de mon arrivée, je t’ai à peine vu car tu travaillais tellement sur le tournage de The Wiz. La seconde matinée après que tu sois parti travailler, Latoya a gentiment cédé et m’a laissée rester à l’appartement avec elle. Elle était énervée que tu n’écoutes rien de ses consignes. Tu la contrariais vraiment comme tout frère normal le ferait. Tu sais, ça la faisait flipper grave quand tu t’amusais à te suspendre de ce fichu balcon. J’aurais eu peur aussi. Je suis contente que tu n’aies pas fait ça devant moi. Alors que je passais la journée avec Latoya, j’ai pu comprendre pourquoi elle était si déçue que tu m‘aie invitée. Elle était en train d’aider Stéphanie Mills à se caser avec toi. Je ne crois pas que Latoya savait que j’écoutais ton tête-à-tête avec Stephanie quand elle a dit à Stephanie de t’acheter un livre. Apparemment, Stephanie voulait t’acheter un cadeau et avait demandé à Latoya ce qu’elle devait te prendre. J’ai ri intérieurement car j’avais déjà fait ça. Je savais déjà ce que tu aimais. Je n’avais pas eu besoin d’avoir cette information de ta sœur ! J’avais aussi entendu Latoya dire à Jermaine qu’elle ne voulait pas sortir avec Bobby DeBarge. Elle m’a en fait dit après avoir raccroché, que Jermaine voulait qu’elle flirte avec Bobby et qu’elle me le disait uniquement parce que j’étais assise là et que j’avais entendu la conversation. J’étais si curieuse. Elle disait que Jermaine avait fondé le groupe Switch, que Bobby en faisait partie et qu’il voulait qu’elle soit sympa avec lui. Hum, Je pouvais interpréter ça de plein de façons différentes. Mais je regarde toujours les choses innocemment. Elle m’a demandé de le dire à personne. J’étais obligée…enfin jusqu’à maintenant, car voilà que je te le dis. Donc ne lui dis pas que je te l’ai dit d’accord (sourire) ? 3ème extrait : Cher Michael, Et bien, ce qui se s’est passé ce jeudi est une série d’événements qui sans raison. Ton père était le problème. C’est drôle ou peut être devrais-je dire triste, lorsque tu regardes ça avec le recul et réalises que ce fut le moment fatal pour nous. Quand je suis arrivée au portail ce jeudi soir, après un long trajet en bus de Long Beach à Encino, je fus assez ennuyée que personne ne vienne répondre et il n’y avait aucune lumière dans la maison. J’ai attendu bêtement pendant plus d’une heure, mais surtout parce que les bus avaient cessé leur tournée et je ne savais pas comment j’allais rentrer à long Beach. J’’étais au bord de l’impatience quand soudain, une limousine est arrivée et Randy est sorti. Il a attrapé mon bras et a dit : "Viens, monte. Michael a dit de te donner de l’argent si tu étais encore là pour redescendre la rue au Travel Lodge le revenir le matin. Il est désolé. Joseph l’a forcé à faire ça car il n’avait pas envie." Il m’a donné du liquide dans la main. C’était si précipité, alors que, Randy et Janet sortaient de la voiture et couraient vers la maison. Je suis montée dans la voiture et fus conduite au Travel Lodge. Alors que je dormais au Travel Lodge ce soir là, je me demandais curieusement, pourquoi tu voulais alors que je reste en Californie. Qui aurait pu penser que tout cela se passait pendant que tu travaillais sur un de tes meilleurs travaux en termes de vente ! Ouah…bon quand je suis revenue le lendemain matin, hmm, à onze heures environ, Joseph était dans l’allée à laver sa voiture ! Pas sûre qu’il m’ait vue, mais j’ai sonné quand même. Pas de réponse, donc j’ai sonné encore bien sûr et commençais à m’agiter. Tu étais celui qui m’avait dit vouloir me parler plutôt que de partir ! Tu m’avais dit de revenir le matin ! Ta maman est rentrée dans l’allée avec sa Mercedes Benz marron (Ont-ils utilisé la vraie dans le film American Dream, car elle semblait identique ?) et elle a dit : "Michael voulait que je te dise qu’il était désolé. Il essaiera d’être là dans tout à l’heure." "D’accord mais je crois que Michael a besoin de s’excuser lui-même". J’étais catégorique sur le fait que tu doives faire ça. "Je suis d’accord" a-t-elle dit puis est repartie. Après quelques minutes, j’ai sonné encore. Joseph ouvrit finalement le portail et me demanda de venir le long de l’allée qui menait jusqu’à la maison. Cela, seulement après que quelqu’un dans la maison, peut être toi, lui ait parlé de moi. Il ne m’a pas laissée aller plus loin que sa voiture. Au lieu de cela, il m’a dit que tu ne pouvais pas me voir. Et bien, pour certaines raisons, il ne m’a pas fait peur. Ce n’était pas mon satané père. Oh, il avait l’air assez intimidant et curieux après tout le temps que j’avais passé avec toi par le passé, je ne lavais jamais rencontré avant. Toi et moi étions adultes. Ou du moins je le pensais. Et après tout Michael, nous avions fait l’amour ensemble, donc peu importe ce que quiconque disait, cela me m’importait pas à moins que cela vienne de toi. Quand il a dit que tu ne pouvais pas me voir, j’ai répondu possessivement : "Et bien, vous dites à Michael de me dire qu’il ne me verra pas. C’est un homme maintenant. Pourquoi ne le laissez-vous pas tranquille et laissez Michael être Michael ?" Uhhh….Cela l'a certainement provoqué ! Souviens-toi, et je dis souviens toi car toi et Latoya regardaient la scène à travers les caméras de sécurité…il m’a attrapée par le bras et a hurlé : "Juste parce que tu passes un peu de temps avec lui à New York et juste parce qu’il t’a sortie pour dîner et aller voir des films de temps en temps ne signifie pas que tu es sa petite amie !" Je lui ai crié dessus en retour, essayant de me libérer de son emprise. Et ensuite ton méchant satané père m’a empoignée et poussée dehors. Oui, j’ai su qu’il était définitivement temps pour moi de partir. Je n’ai pas pleuré, mais je voulais. Je te défendais. J’étais vraiment en colère contre toi à ce moment là. Pourquoi n’es-tu pas venu pour me défendre ? Je pensais que tu t’étais libéré de ses griffes. J’imagine que tu avais vraiment peur de Joseph. Tu commençais à te libérer de ses griffes mais tu n’avais pas encore tout à fait terminé. J’ai marché lentement à travers Ventura et quand je suis arrivée au coin de Hayvenhurst, j’ai tourné et t’ai vu toi et Latoya me passer devant avec sa Mercedes Benz convertible jaune. Elle avait le toit ouvert. Alors que j’ai vu, tu ne m’as pas vue. Je savais que tu me cherchais. 4ème extrait : Cher Michael, Réalise-tu combien on a roulé dans cette sacré voiture ? (Je ris là car je déteste réellement monter avec toi quand tu conduis). J’étais vulnérable, mais tu étais encore là et tu conduisais toujours dans Encino le soir. Je venais juste d’avoir une voiture toute neuve et conduisais aussi. Je me sentais seule. Où nous-sommes nous rencontrés à ce moment là ? Ah oui, Genesta Park. Le destin, encore une fois, intervenait pour nous. Il était vraiment tard et quand je suis sortie dans le parc – tu y étais assis. Je ne te cherchais pas vraiment. Ou peut être inconsciemment. On ne s’était pas rencontrés dans le parc depuis très très longtemps. Je voulais juste aller là bas et réfléchir. Tu étais surpris de me voir là bas. On a discuté quelques minutes et ensuite on a continué là où on s’était arrêtés et tu m’as demandé si je voulais faire un tour. C’était notre habitude, même si ça faisait longtemps. "Bien sûr." Vraiment maintenant, que pouvais-je dire d’autre Michael ? Tu as encore pris les petites routes, mais cette fois en haut de Mulholland. Ouais ! Tu conduisais toujours de manière sporadique, comme un fou. Après ça, j’ai juré de plus jamais monter en voiture avec toi, particulièrement après que tu aies enlevé tes mains de ce maudit volant et dit : "Parfois j’aimerais être Peter Pan et pouvoir voler… "….euh, Michael, tu as fais ça sur Mulholand Drive….les routes sinueuses, les intempéries…euh. "Hé, pas avec moi dans cette voiture, ne fais pas ça. Mets tes mains sur le volant !" ai-je hurlé. Essayais-tu de me terroriser Michael ? "Je m’amusais, tu n’étais en aucun cas en danger… " essayais-tu de me rassurer en rigolant. J’avais été sur une moto auparavant avec quelqu’un conduisant comme un maniaque sur ces routes. J’avais très peur de Mulholland Drive. Je ne sais pas ce qui est arrivé à 198VZG (c’est comme ça que nous appelions, ta Roll Royce Silver Shadow marron et noire – d‘après sa plaque d’immatriculation), mais tu conduisais une Landrover noire ou quelque chose comme à ce soir là. Au moins je peux repenser à ce moment et en rire maintenant…je ne riais pas alors monsieur. Tu as tourné à un endroit découvert et isolé. Mulholland est connu pour ces coins. Du moins ça avait été le cas, je n’y avais pas été depuis des années. J’aime toujours aller là bas et juste réfléchir… " m’as-tu dit alors que tu t’allongeais sur le dossier et j'ai fait de même. On était assis en silence pendant quelques minutes. J’ai fermé les yeux mais je pouvais voir que tu me regardais. Je sais qu’à cette époque, j’avais développé mon côté sexy. J’étais trop fine à mon goût, car je pouvais voir les os à travers ma poitrine….parfait pour le monde, mais je n’aimais pas ça. J’essayais d’impressionner ce gars dont j’ai mentionné plus tôt et essayais de le récupérer. "Où es ton fils ?" me demanda-tu. "Il est avec son père" t’ai-je informé, "il ne chante plus cette chanson…cet enfant est son fichu fils !" ai-je remarqué sarcastiquement. Tu as ri. Nous avons parlé des choses arrivées dans nos vies. Ou plutôt, tu étais plus intéressé par ce qui se passait dans la mienne. Je t’ai parlé de Vincent, mon obsession. Tu m’as dit que je ne devrais pas être avec lui et ne plus le laisser me blesser et d’arrêter de faire les choses folles que je faisais. Tu as trouvé, néanmoins, l’histoire entre moi et Vincent assez amusante. As-tu remarqué que j’étais à peine habillée ? Une mignonne petite robe d’été, pas de soutien gorge, des faux-cheveux, mais ça semblait assez vrai. Oh combien différente de notre première rencontre…tu étais beau, toujours mince. Tu avais commencé à changer et c’était évident que tu avais fait refaire des choses mais j’aimais bien à ce moment là. Ta peau n’avait pas beaucoup changé, juste un peu plus claire. Je me souviens qu’à un moment nous avions presque la même nuance de brun. Tu avais un pantalon rouge et un T-shirt blanc. Devrais-je parler de ça avec toi au paradis ? Et bien, nous sommes tous nés imparfaits, et nous avons péché plusieurs fois le long de nos routes. [...] J’ai senti le besoin de te serrer, pas sûre de ce que tu pensais, mais je l’ai fait, j’ai posé ma tête sur ton torse pendant quelques minutes. Quand je fus sur le point de bouger, tu m’as tenue fermement et m’a embrassée, me prenant complètement au dépourvu. Après tout ce temps passé ensemble, depuis cette première fois, y-avait-il eu vraiment de l’intimité entre nous autre que des baiser volés ici et là. Là, j’étais rapide à répondre. Cette fois nos baisers vinrent avec urgence, comme si nous essayions de récupérer les moments innocents passés ensemble. Chacun de nous deux semblait avoir la forte envie de simplement être touché. On était plus si gamins cette fois-ci alors que nos baisers tournèrent vers un incontrôlable désir. J'ai courageusement défait ton pantalon te laissant l’enlever. Tu ne semblais plus si innocent désormais et j’avais définitivement appris à être la mauvaise fille que j’avais essayé, non sans effort, de devenir. J’appellerais cela un moment d’égarement irréfléchi alors que nous tâtonnions à intérieur du véhicule, attrapés encore une fois. Nous voilà à faire l’amour comme si l’on était au lycée. Imagine le cirque des médias si une voiture de police était passée ! Je suis restée au dessus après. Tu as passé ta main dans mes cheveux. On s’est reposés confortablement jusqu’à ce que mes jambes commencent à raidir puis on a bougé afin de nous ressaisir et de remettre nos vêtements. Tu voulais rester là bas plus longtemps, ce que l’on a fait. Je n’étais pas pressée. Si tu ne le savais pas, j’étais juste heureuse d’être assise là avec toi. Je sais que c’était un des seuls moments où tu pouvais être simplement ‘Michael.’ Lorsque tu m’as ramenée à ma voiture, nous avons souri tous les deux. Je me suis penchée et t’ai embrassé. Comme le gentleman que tu étais, tu as attendu que j’arrive à ma voiture et me m’a regardée partir en premier. Il n’y eu aucune promesse que je te reverrais un jour. Nous n’avons jamais refait ça. Je savais que l’on se retrouverait toujours le long du chemin, même si ce n’était que pour un sourire. Je n’ai jamais voulu te laisser tomber Michael.
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