Posté 22 mars 2012 - 07:51
Ca arrive àpoint nommé pour elle !
Depuis plus de 28 heures, le Raid encercle un immeuble situé au 17, rue du Sergent-Vigné dans le quartier de la Côte pavée àToulouse. Une véritable guerre d'usure s'est engagée entre Mohamed Merah, 24 ans, qui se réclame d'al-Qaida, et les forces de police. L'individu est soupçonné d'être le tueur présumé dans la série d'assassinats hors du commun commis par un homme sur un scooter dans la ville de Toulouse et sa région. Le Point.fr vous fait suivre en direct l'opération en cours.
Retrouvez minute par minute le récit de la journée de mercredi
8 heures. Mohamed Merah veut "mourir les armes àla main", indique Claude Guéant.
7 h 55. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant affirme qu'il n'y a eu "aucun contact" dans la nuit avec Mohamed Merah qui est "entré dans une logique de rupture".
7 h 30. Mohamed Merah "semble dans une posture très fermée" et refuse de se rendre, indique une source proche de l'enquête.
6 h 40. Alors que le jour se lève, les policiers du Raid font détoner de puissantes charges près des fenêtres de Mohamed dans l'intention évidente de l'empêcher de dormir et d'ébranler sa résilience. Au même moment, un faisceau lumineux balaie la façade du bâtiment, où la police a fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.
1 h 55. Une nouvelle détonation, précédée de deux apparents coups de feu, retentit près de l'immeuble où est retranché Mohamed Merah.
0 h 54. Selon notre envoyé spécial, les négociations ont repris àToulouse entre les policiers du Raid et Mohamed Merah. Plus tôt dans la soirée, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avaient tous deux affirmé qu'ils voulaient éviter l'assaut afin que le suspect des tueries soit pris vivant et jugé.
0 h 27. Plusieurs sources policières ont confirmé que l'opération menée par le Raid avait commencé plus de 20 heures après le début du siège. Trois détonations ont été entendues par un journaliste de Reuters sur place et une source policière a indiqué que le Raid avait fait sauter une porte et créé une brèche dans un mur. "Le Raid a fait une brèche dans le mur pour avoir une meilleure vision sur l'appartement", a dit cette source, ajoutant que les policiers n'y étaient pas encore entrés. Selon une autre source policière, Mohamed Merah, un Français d'origine algérienne âgé de 24 ans, "repoussait de plus en plus l'heure de sa reddition, voire refusait de se rendre", ce qui a incité les autorités àfaire monter la pression.
0 h 11. La police a donné l'assaut àl'appartement, selon des propos de l'adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité, Jean-Pierre Havrin, rapportés par l'agence Reuters. "Les négociations sont terminées et l'assaut a commencé", a-t-il déclaré.
23 h 57. Deux sources proches de l'enquête se refusaient àparler d'assaut. "Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", a déclaré l'une d'elles.
23 h 36. Trois violentes détonations ont retenti à23 h 35. Il s'agirait, selon un spécialiste, du signe d'un assaut lancé par le Raid àl'aide d'explosions assourdissantes et incapacitantes. Généralement, selon un spécialiste, la première explosion est destinée àfaire sauter la cloison du logement dans lequel est retranché l'individu visé par l'opération, les deux suivantes devant le sidérer et l'assourdir, le rendant pendant quelques instants incapable de réaction. Juste après ces détonations, un bref faisceau lumineux a été aperçu sur la façade. Aucun échange de tirs entre Merah et les forces de l'ordre n'a été entendu dans les dix minutes suivant ces détonations, avant qu'un éclairage plus intense de la façade ne soit mis en oeuvre.
22 h 10. L'éclairage public a été éteint vers 21 heures dans le quartier de Toulouse où Mohamed Merah, soupçonné d'être le tueur au scooter, est retranché depuis mercredi 3 heures. Vers 22 heures, des policiers casqués et munis de gilets pare-balles prenaient position, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Source : le point