L'affaire Murray
Depuis le lundi 8 Février, nous savons que le Docteur Conrad est formellement inculpé d'homicide involontaire, une accusation pour laquelle le médecin a plaidé non coupable.
Conrad Murray a écouté l'énoncé de l'accusation le visage grave et impassible, avant de plaider non coupable, par la voix de son avocat Ed Chernoff. La caution a été fixée à75.000 dollars par le juge Keith Schwartz, qui a fixé une nouvelle audience au 5 avril. Le juge a également retiré àConrad Murray son passeport, et lui a interdit de prescrire dorénavant tout sédatif ou anesthésiant, notamment le propofol, àl'origine de la mort de Michael Jackson.
Après l'acquittement de la caution, Conrad Murray est ressorti libre du tribunal. Son avocat a alors déclaré àla presse que son client était «en forme», qu'il «attendait de pouvoir retrouver ses patients», et a assuré que le médecin visitait «régulièrement» la tombe du chanteur.
Le chef d'accusation d'«homicide involontaire» pourrait valoir au docteur Murray, en cas de condamnation, un maximum de quatre ans de prison. Brian Oxman, l'avocat de la famille Jackson, a critiqué le chef d'accusation d'homicide involontaire, considérant qu'on aurait dû reconnaître au médecin un «plus grand niveau de responsabilité». La mère du chanteur, Katherine, a elle aussi déclaré sur la chaîne ABC7 qu'elle était persuadée de la culpabilité du docteur.«Il n'y avait que lui (auprès de Michael Jackson). Il est coupable, il essaie juste d'assurer ses arrières», a-t-elle déclaré.
Le Figaro
A l'issu de cette mise en accusation, l'autopsie de Michael a été rendue publique téléchargement ici
Les analyses pratiquées par le coroner attestent que le propofol a été injecté par autrui
Le document est formel et justifie la mise en accusation du médecin, en expliquant que :
1- Les circonstances indiquent que le Propofol et les benzodiazépines ont été administrés par une tierce personne.
2- Le Propofol a été administré en dehors d'un cadre hospitalier sans indication médicale appropriée.
3- Les normes en matière de soins pour l'administration du Propofol n'ont pas été respectées. Les équipements recommandés pour le monitoring du patient, le dosage de précision et la réanimation n'étaient pas présents.
4- Les circonstances ne soutiennent pas la thèse de l'auto-administration du Propofol.
"A ma connaissance, il n'y a AUCUN rapport attestant de l'usage du Propofol dans le cadre d'un traitement contre l'insomnie", écrit la consultante en anesthésiologie Selma Calmes dans le rapport du coroner, le mot "AUCUN" étant écrit en majuscules. "Les seuls rapports décrivant un usage àdomicile sont des cas d'abus fatal (le premier ayant été rapporté en 1992), de suicide, de meurtre et d'accident"[/ib], poursuit-elle en rappelant qu'en raison des dangers liés au produit, il ne devrait être administré que par des anesthésistes ou autres spécialistes entraînés àdétecter les signes de détresse cardiaque ou respiratoire qui peuvent survenir lors de l'usage. "Un monitoring complet du patient est nécessaire àchaque fois que le Propofol est administré", écrit-elle.
Elle ajoute qu'il est indispensable de contrôler avec précision le dosage de Propofol par le biais d'une pompe en raison de "la marge étroite entre la sédation et l'anesthésie générale complète. Les quantités de Propofol découvertes lors de l'examen toxicologique sont similaires àcelles que l'on trouve lors d'anesthésies générales pour des opérations chirurgicales majeures (intra-abdominales)".
Le document judiciaire dévoilé comporte 51 pages extrêmement détaillées dont nous vous proposerons une traduction partielle dans les jours àvenir (accès restreint). Il explique que de nombreux sites d'injection ont été découverts sur la partie droite du cou, les bras, la cheville droite et le mollet gauche de Michael Jackson.
Source : ElusiveShadow.com / TMZ / LA Times
Par ailleurs, l'anesthésiste consultante a indiqué que les doses de propofol décelées dans le corps de Michael était celles utilisées habituellement dans les cas d'interventions chirurgicales majeures.
Depuis, les informations parviennent au compte goutte, mais un élément important pouvant être crucial tant pour la défense que pour l'accusation àvu le jour : un enregistrement d'un appel téléphonique que Murray aurait passé le jour du drame à11h54. Cet élément est déterminant pour établir la chronologie des faits de ce matin là. L'accusation arguera que Murray était en train de téléphoner au lieu de surveiller son patient. A contrario la défense, se basant sur le ton calme employé par Murray au cours de cet appel, prétendra que tout était "sous contrôle".
Breakingnews
msnbc
L'appel en téléchargement
"This is Doctor Murray, Bob. Hi, how are you? Um, sorry I missed you. Just wanted to talk to you about your results of the EECP. You did quite well on the study. We would love to continue to see you as a patient even though I may have to be absent from my practice for, uh, because of an overseas sabbatical."
Pour justifier ce nouvel élément, la défense de Murray a décidé de changer sa version des faits :
L'avocat de Conrad Murray reconnaît que le médecin "s'est trompé" sur la chronologie du 25 Juin 2009
L'avocat de Conrad Murray, Michael Flanagan, a reconnu auprès du site RadarOnline que l'ex-médecin de Michael Jackson avait "fait une erreur" en donnant àla police sa chronologie des faits concernant la matinée du 25 Juin 2009. Dans son interrogatoire, Murray avait affirmé avoir injecté du Propofol àl'artiste vers 10h50, avant de quitter la chambre un court instant pour aller aux toilettes. Selon ses premières déclarations, il avait retrouvé son patient inconscient àson retour, deux minutes plus tard, et avait immédiatement commencé la réanimation.
"La chronologie des faits donnée par le Dr Murray sur le jour où Michael Jackson est mort est erronée. Les médecins font des erreurs et c'est ce qu'il a fait, c'était simplement ça, une erreur", a commenté Flanagan.
La police avait rapidement mis en doute les déclarations du médecin après avoir découvert qu'il avait passé trois appels depuis son téléphone portable entre 11h18 et 12h05, période durant laquelle il était censé être en train de pratiquer des manoeuvres de réanimation. Par ailleurs, un message téléphonique laissé par Conrad Murray à11h54 àl'un de ses patients, Bob Russell, où il s'exprime d'une voix calme, révèle que le médecin ne semblait ni stressé ni confronté àun patient en détresse àce moment précis.
Cet élément supplémentaire ne fait que confirmer la chronologie proposée par la police, qui suggère que le médecin a quitté la chambre après l'injection de 10h50 pour n'y retourner qu'un peu après midi. Il était alors en conversation téléphonique avec sa petite amie, Nicole Alvarez, qui a déclaré aux enquêteurs avoir entendu Murray "lâcher subitement le téléphone" pour débuter la réanimation sur Michael Jackson.
Selon la police, le médecin l'aurait donc laissé sans surveillance pendant près d'une heure et quart et non "deux minutes" comme l'affirmait Conrad Murray. Cependant, les nouvelles déclarations de Flanagan sur une "erreur de chronologie" sèment le trouble, d'autant qu'il n'a pas voulu révéler la version des faits "revue et corrigée".
Source : ElusiveShadow.com / Radar Online
RadarOnline
Mais nouveau rebondissement le 18 Février
Ed Chernoff : "Non, Conrad Murray ne change pas sa version de l'histoire maintenant"
Après les déclarations récentes de J. Michael Flanagan - l'un des avocats représentant l'ex-médecin de Michael Jackson, c'est au tour d'un autre membre de son équipe de défense, Ed Chernoff, de s'exprimer au sujet de la version des faits donnée par Murray.
Chernoff a affirmé en exclusivité au site RadarOnline que rien ne pouvait prouver àla police que Murray n'était pas au chevet de Michael Jackson lorsqu'il a passé trois appels téléphoniques après lui avoir injecté du Propofol. Selon le site, l'avocat - qui pesait ses mots avec une grande prudence - a expliqué : "Le Dr Murray a passé trois appels et il n'y a aucune information qui puisse conduire quiconque àconclure qu'ils ont été passés ailleurs qu'au chevet [de Michael Jackson]". Une déclaration surprenante car elle laisse sans réponse la question suivante : si Conrad Murray se trouvait au chevet de l'artiste, pourquoi s'est-il écoulé 1h31 entre l'injection et l'appel aux secours alors que le Propofol, administré à10h50 selon le rapport de police, est une substance àaction rapide ?
Selon RadarOnline, Chernoff envisage de montrer les déclarations de Murray àla police lors du procès. "Si l'accusation ne diffuse pas devant le jury l'interrogatoire du Dr Murray avec la police, nous le ferons".
Il est aussi revenu sur les propos tenus par Flanagan au sujet de la chronologie du 25 juin : l'avocat affirmait que Murray avait commis une "simple erreur" en restituant le déroulé de la matinée. Depuis la publication de l'article de RadarOnline, Flanagan aurait tenté de revenir sur ses déclarations en affirmant que le site les avait inventées. En retour, RadarOnline l'a menacé de publier des preuves de la conversation. Chernoff est donc intervenu : "La chronologie de la police et la chronologie du Dr Murray ne concordent pas et je pense que c'est ce que Michael Flanagan essayait de souligner. Le Dr Murray a été très précis avec la police sur ce qui s'est passé, il n'a pas menti àla police et non, il ne change pas sa version de l'histoire maintenant".
[i]Source : ElusiveShadow.com / RadarOnline
RadarOnline
Du coté de la famille, l'accusation d'homicide involontaire est considérée comme insatisfaisante :
Brian Oxman, l'avocat de la famille Jackson, a demandé aux fans de faire pression auprès du District Attorney pour que les charges pensant sur Murray soient modifiées.
Cependant Thomas Messereau, dans une interview sur CBS souligne que toute la difficulté d'inculper Murray de meurtre au 2d degré serait de pouvoir le prouver, au risque de voir Murray sortir innocent du Tribunal.























